‹ Le duc Job: comédie en quatre actes et en proseChapitre 23 sur 104 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MADAME DAVID .«i« , JEAN.

JEAN, Tenaut à elle et s'asseyant à ton côte.

Ah î ma foi, ma tante. Malgré mon vif désir d'embrasser Achille, je vous remercie de m'a voir retenu... car j'ai eu à peine, hier, le temps de vous dire bonjour... Grâce à vos damnés visiteurs.

Ten ai été d'autant plus contrariée qu'il me tardait, s'il faut le le dire, d'être seule avec toi pour causer ensemble de mille choses, et particulièrement d'une sotte histoire qu'on est venu me conter récemment, et qui m'a mise dans une colère abominable.

2â LE DUC JOB.

JEAN, sourUàt..

En coîèrB... vous?

MADABfE DAVID.

En ce sens que je n'y croyais pas; mais que j'avais attendu ton retour pour la démentir formellement.

JEAN

Qu'est ce donc, ma tante?

MADAME DAVID

Im^igîne-toi qu'on est venu me dire, ces jours derniers, qu'il y a un ou doux mois, tu aurais fait demander à Bouville 40,000 francs

(KotJi^aiiifîit a^ Jean. — A part.) Hoîn 1 (llaui, an TobMrfant.) DOUt il o'aurait

paâ connu le remploi...

JEAN

Qui vous a dit cela?

MADAME DAVID

Ça nWpas vrai, hein?

JEAN

Qui voua l'a dit?

MADAME DAVID, Inquiiu.

Qu'importe la personne? Ce n'est pas Bouville. je te le jure I

JEAN

Je le peiiRe.

MADAME DAVID

Mais... esl-ce que c'est vrai? Tu te tais.

JEAN

Al A tau le.. ^

MADAME DAVID

Quoi \ tu as emprunté 40,000 francs ?^

JEAN

CcsUà-dîre, je me les suis empruntés à moi-môme; j'ai écrit à Uouvîlle de me faire argent pour cela de telles valeurs qu'il jugerail convenable; et j'ai reçu en effet de lui, six jours après, les 40,000 fr. quBJelui avais demandés.

MADAME DAVID

Un'is ftoiirquoi ?

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