SCÈNE III
DAVID, MADAME DAVID
DAVID, àpaH.
A propos, j'ai oublié de demander à ma femme ce que Jean luî a répondu. (Haat.) £h bieni tu lui as parlé pendant que j'élais au chemin de fer?
MADAME DAV:D, an peu ombarrastëe.
A Jean? Oui.
DAVID
C'est vrai?
MADAME DAVID
Oui.
DAVID
Il a pris 40,000 fr. chez son notaire?
MADAME DAVID
Oui.
DAVID
Tu vois! Et qu'en a-t-il fait?
MADAME DAVID
C'est un secret...
DAVID
Un secret de jeu... de dettes?
Non!
DAVID
Quand je te dis que ce garçon-là est impossible I...
MADAME DAVID
StonDieu! je ne puis te rien répondre; je lui ai donné ma parole de me taire ; mais je t'assure qu'il serait bien injuste d'accuser pour ce fait sa conduite ou son cœur.
DAVID
Son cœur... je no l'accuse pas, et sans avoir besoin de rien connaîtra; c'est un brave garçon que j'apprécie; mais «a conduite, c'est autre chose; je l'accuse... et trôs-fort: on ne traite pas tïiEi:>i il la légère un patrimoine qui est un dépôt dont la garde oblige , et non une valeur aux ordres de nos fantaisies! Ce qui nous donne à nous autres pères le courage de l'amasser, c'est la »}tn]see d'abriter notre enfant contre les soucis de la vie; et le dé- I jisrtier de ce but, c'est blesser de grands sentiments, pour en servir .do. moindres.
MADAME DAVID
Il y a là, sans doute, beaucoup de vrai, mon bon Louis; mais, il faiil le dire à l'excuse de Jean, son père s'est plus occupé d'exalliT dans son cœur les nobles élans que les vertus prudentes : le p.*Erimoine de la maison n'était pas pour mon frère dans ces do- TilvrA de la famille, si respectables qu'ils soient! Les perdre avec Ijiinneur n'exposait chez nous personne au reproche, car les nôtres, a lorl ou à raison, en ont toujours fait peu de cas... y compris mademoiselle Jeanne de Rieux, qui s'en accuse... (prônant u main de soi mari) ct quI, cn épousant M. Louis David, a élé beaucoup plus aiîïroe vers lui par ses bonnes qualités... que par son derai-mil-
Hon f (Daria^en souriant, lui embrasse affectueusement la main.) LaisSOUS doUC
liî ce pauvre Jean, digne ûls son père, le duc /o6, et arrivons à un poiLt sur lequel je voulais appeler ton attention.
DAVID
Qu'est-ce, ma chère amie ? Par le.
MADAME DAVID
Il s'agit de M. Valette.
DAVID
Ahl
MADAME DAVID
Ne crains-tu pss que ton accueil,depuis quelque temps, etcertiii nos paroles que tu auras sans doute laissé tomber sans împor* yincr, ne lui fassent supposer de ta part des dispositions... plus parlîi'ulièrement bienveillantes qu'elles ne le sont, je crois?
DAVID
Par rapport...