‹ Le duc Job: comédie en quatre actes et en proseChapitre 45 sur 104 · ACTE II, SCËNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCËNE IX

VALETTE

Ne te fâche pas, voyons... Paul de Barrai m'a tout raconté.

JEAN

M. de Barrai a eu tort !

VALETTE

Au contrairel.,. C'est pour qu'on tâche de sauver ce que la mauvaise chance, comme tu dis...

Moi 1 j'ai parlé de ça ?

JOSEPH, entrant, de la gaucb*.

M. Achille demande si M. Valette veut bien le rejoindre chez sou père ?

VALETTE

J'y vais, (a lean.) Crois-moi, ne t'endors pas là-dessus; il faut tâclier de circonvenir le père Brémont, et battre le fer pendant qu'il est chaud. Le vieux ladre peut, sur le coup, avoir un moment de pudeur, et, la larme à l'œil, s'exécuter... Quoique je ne lui croie guère un œil à contenir une larme de quarante mille francs. Enfin, c'est à tenter. Il n'est pas à sa terre; il doit être à Paris. . il faut partir.

JEAN

Partir... oui...

VALETTE

Quarante mille francs... et en pure perte! tu vois:-à qui ça profite-t-il? A ses créanciers!... Mais il ne s'agit pas ici de bavarder... (Tirant ia montre.) Tu pcux cncofe prcudro lo coDvoi de quatre heures : il ne faut pas le manquer.,. — AMau !

JEAN

Adieu l

VALETTE

Tu n'as pas besoin do moi ?

JEAN

Non, non»,, merci I

VALETTE

Adieu!... mademoiselle... (a part.) Pauvre garçon, il est tout agité, troublé!... Ah! il y a de quoi!... (saluant et t'éioign»at p»r u fauche.) Quaraute mille francs!

6'i LE DUC JOB.

SCÈiNE X.

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