ACTE III, SCÈNE XIV
LE MARQUIS, qui a JeU le* yeux sur le ptUi carré de papier.
Eh! mais...
JEAN, l'iloisnant.
Au heu de me réveiller... de causer. ♦
LE MARQUIS
Jcanl
JEAN, de U porte.
Mon oncle?... (u s'arrête].
LE MARQUIS
Viens donc. — Es-tu fort sur les rébus ?
JEAN
Les rébus?... Non... pourquoi?
LE MARQUIS
C'est qu'en voici un qui me parait assez intéressant... Arrive donc ici!... Tout à l'heure, ma sœur me disait qu'hier, Emma, pour la première fois de sa vie, lui avait demandé ce qu'elle aurait en dot : sa mère lui a répondu : 300,000 fr. et je vois ici, à gauche: 300,000; puis en regard : intérêts : 45,000.
JEAN
Oui...
LE MARQUIS
Aujourd'hui, pendant la route, elle lui a demandé ce que tu avais eu à ta majorité... sa mère lui a répondu que tu avais eu 4 20,000 fr., mais que tu venais très probablement d'en perdre 40,000... et je vois ici, h droite: 420,000, moins 40, reste 80,000, et en regard, intérêts : 4000 francs.
Cest vrai l
LE MARQUIS
Oh! c'est calculé en vraie fille de banquier!
JEAN
Que signifie?
LE MARQUIS
Enfin, au milieu... (Ici, Jean, il faut du calme I) Je vois une petite addition, ainsi établie : 4*: 4 5,000 (parié.) Ce sont les revenusdesa dot...
JEAN
Oui...
LB MARQUIS
2* : 4,000. — Ce sont les revenus de la (ienne...
JEAN
Oui...
LE MARQUIS
Ensemble : 19,000 I
JEAN, regardant, tris imn»
Ensemble ?
LE MARQUIS
Ensemble! oui, le mot est... chatoyant, je Tavoucî
Comment? Elle aurait eu un instant Tidée...
LE MARQUIS
Un instant? Regarde donc, plus bas, tous ces petits chiffres raturés... rognés...
JEAN, regardant, appaji à l'épanle de ron onde.
Hein? oui...
LE MARQUIS
C'est-à-dire qu'elle s*est rais l'esprit à la torture pour amener son budget à ce chiffre fatal.
JEAN
Comment?
LE MARQUIS
Mais sans y réussir.
JEAN
Ah ! mon Dieu !
LE MARQUIS
Le sien est de : 3i,000 ! (parcourant. ) Elle a pourtant bien biffé 1 Elle a retiré un cheval de la voiture!
JEAN, jojeux.
Elle a retiré un cheval ?
LE MARQUIS
JEAN
Oui... (u8aut.)«Aun cheval, par mois: 500 fr. » — Ah! que c/cU gentil I