ACTE I, 'scène X
Dieu sait pourtant quand ce pauvre Edouard pourra te rendre...
3EAX.
Dame! ça ne sera pas sur ses économies, c'est clair !
MADAME DAVID
Le tiers de ta fortune, .lean !
JEAN
Il me le rendra quand il aura hérité... ce qui ne privera pas l'humanité de grand'chose !
MADAME DAVID
Jean !
JEAN, se levant.
Ah ! ma tante; je ne me fais pas meilleur que je ne suis : j'aime les bons... mais j'exècre les méchants! D'ailleurs, calmez-vous, allez! Tout s'arrange avec le temps... J'ai peu de besoins... -et je suis philosophe...
MADAME DAVID
Oh! philosophe!... parole pompeuse... mais perfide! Le monde avec lequel il te faudra vivre ne se pique par de l'être, lui! Il se contente d'être sage, voit plus juste que haut... et préfère la raison qui fait fortune à l'élan qui ébrèche le patrimoine. Les pères répondent à celui-ci : Touchez-là ! mais donnent leur fille à l'autre... Et je me dis que le fait dont tu me parles, si louable qu'il soit à coup sûr, pourrait venir s'élever, un jour, contre tel projet de bonheur rêvé peut-être par ton cœur... ou le mien!
JEAN, la regArdant avec émotion.
Quel p'rojet, ma tante ?
MADAME DAVID
Rien, rien... des idées vagues... à.moi... à moi seule! Le désir de te voir changer de carrière, de t'arraelier à cette vie de privations et de dangers... qui ne peut être pour toi, n'est-ce pas, que transitoire?..:
JEAN, rêveur.
Qui sait? Mais encore?
MADAME, DAVID
Prends sarde ! Emma !