ACTE I, SCÈNE VIII
VALKTTE.
Vous êtes bien bon : Un peu mieux encore.
DAVID
Très-bien! ÏJarral vous confie maintenant ses affaires?
Grâce à vous.
DAVID
Oh 1 j'y suis pour quelque chose; mais je les ai mises en bonnes mains. — Eh bien, Jean, voilà un camarade qui a fait du chemin, depuis un an! Pendant que tu conquérais un galon, il gagnait lui...
JEAN
La toison d'or! Je l'en félicitais (bas, paiement). N'est- ce pas, mon oncle ?
VALETTE, do mémo.
Hum!
DAVID
Et tu as raison, car le voilà posé.
JEAN , 'bas à Valette.
Tiens ! ton mot 1
DAVID
Mais dame ! ce n'est pas un rêveur, lui I
JE AN , à part.
C'est pour moi, cela.
DAVli).
Il est actif!...
JEAN, à Valette.
J'allais à la Bourse, l'air affairé.
Habile 1
JEAN, même jeu.
J'annonçais mon gain.
VALETTE , bas.
Tais-toi donc !
D AVTD.
Et discret 1 On a été longtemps sans savoir pour qui il opérait.
JEAN
II ne vous le dirait pas encore, allez!
DAVID
Il a raison! (a Valette.) Mais, à propos, je ne vous remercie pas, moi ! Vous m'avez vendu hier mes Bonnard, à trente centimes de mieux que je n'avais prévu.
VALETTE , gaiemeut.
J'ai trouvé le joint, et j'ai pensé n'être pas désavoué.
DAVID , de m^me.
Nullement! — Ah! voici ma femme !