‹ Le duc JobChapitre 41 sur 76 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

JEAN, LE MARQUÏS.

LE MARQUIS

Mais regarde donc, Jean, comme je vais et viens !...

JEAN

Tant mieux, mon oncle!...

LE MARQUIS

Arrive ici...

JEAN

Voilà votre place... ce grand fauteuil..

LE MARQUIS

Du tout! j'aime mieux celui-ci pour déjeuner... et môme, si ça te gène...

JEAN, s'asseyant.

Par exemple ! Celait uniquement pour vous le laisser ; on y est à merveille.

LE MARQUIS, souriant.

Pas quand on y a la goutte !

JEAN

Je le crois... — Quel menu' (us sont attablé» et déjeunent). LE MARQUIS.

Tiens! Je vais peut-être laisser mourir de faim un médecin qui fait de si belles cures?... — Ah! ça, après les tristes nouvelles, donne-moi donc un peu les bonnes : que se passe-t-il de gai aux

Étangs?

JEAN

De gai?... 0 ma foi!... pas grand'chose, ce me sepib'e ; cependant, si! Tout le monde s'y porte bien; ma tante est toujours la meilleure des femme? ; mon oncle David le plus satisfait desbanquiers; et il parait qu'Achille va se marier : je ne pense pas vous l'apprendre?...

LE MARQUIS

Non, non ; ma sœur m'en a, en etfet, parlé il y a trois semaines... mais à l'état de projet seulement... - Ton \orre?... — C'est donc décidé ?

JEAN

A peu près, je crois; Achille me l'a annoncé hier; la jeune personne est fille unique d'un il. de Noras, archimillionnaire, dit-on... le connaissez-vous?

LE MARQUIS

De nom, oh!... oui... un grand faiseur, fort riche! — (te se. vaut.) Un peu de pommes de terre, hein?

JEAN

Vûlonliers, elles sont exquises...

Page 1