I.K MARQUIS
Non-soulempnt je n'ai rien dit,, mais j'ai oxigé le secret deDii\i(l et de ma sœur...
JEAN
Maintenant? Oh!...
LE MARQUIS
Je veux qu'elle t'épouse... à l'état de Job!... C'est une coquetr terie à moi! —Et puis, je trouve piquant d'avoir là des millions, qui ne servent à rien!... Ordinairement, ils font toute la besogne et se donnent des airs...
JEAN
Il me serait si doux, à moi, de pouvoir aller lui dire...
Lâche !
JEAN
Oui... lâche!... Ça m'est égal!... « Tu voulais 40, 50,000 Irancs de rente?... en voilà cent! »
LE MARQUIS
...Deux cents !...
JEAN
Deux cents, ça m'est égal!...
LE MARQUIS
Sois tranquille! elle ne perdra rien pour attendre : j'avais tes pleins pouvoirs, et sais qu'un duc de Rieux doit faire grandement les choses! J'ai dit à David que le mouvement d'Emma n'avait fait que suivre le tien, que tu ne voulais pas un denier, et reconnaissais à ta femme un million dans la communauté...
JEAN
Un million?... Vous disiez, je crois, que nousen avions quatre...
LE MARQUIS
Oui.
JE AN
Eh bien! la communauté, c'est au moins le partage égal ?
LE MARQUIS
C'est ce que j'ai fait.
JEAN
Si nous en avons quatre ?
LE M VRQUIS.
Eh bien \ un pour elle, un pour toi... et deux pour...
JEAN
Pour?...
LE MARQUIS
Eh 1 pour mes petits neveux, pardieu !
JEAN
Ah!...
LE MARQUIS
Il n'y en aura donc pas ?
JEAN, viTement.
Sil
LE MARQUIS
Peste ! Il est bien sorti, celui-là ! (Bas.) Chut ! Les voici ! . . . Regarde la donc. Est-elle radieuse!
JEAN
Oui!
LE MARQUIS
Oh! maintenant, je la mettrais sur la paille! (Entrent par le fond,
Achille, David, Madame DaTid, Emma.)