‹ Le Duchesse de la Vaubalière, drame en cinq actesChapitre 18 sur 46 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes , RAYMOND conduit par Farincourt et quelques gardes du prince.

LE RÉGENT

Approche, et parle sans crainte. ( Les seigneurs s'éloignent dans le fond du théâtre.) Que me veux-tu ?

RAYMOND

Ce que vous me devez , monseigneur.

LE RÉGENT

Ce que je te dois ?

RAYMOND

A moi comme aux autres : justice.

LE RÉGENT

C'est vrai.

RAYmOND.

Justice contre un traître, un misérable , un infâme qui m'a dérobé ce que j'avais de plus cher au monde , qui s'est introduit chez moi... qui s'est... Ah ! si ^e le tenais, je ne demanderais justice à personne !

LE RÉGENT

Et cet homme , dis-tu , t'a dérobé ce que tu avais de plus cher?

RAYMOND

C'est ma fille... ma fille chérie... un Ange!., ma fille !.. ma joie!., mon bonheur!., si belle!., si bonne!., ma fille, le portrait de sa mère !.. une créature céleste ! ah ! j'aurais voulu que vous la vissiez vous-même!... {Se reprenant avec amertume.) Non, non, jenel'aurais pas voulu!., non.

LE RÉGENT

Et comment se fait-il que ta fille?..

RAYMOND

Oh! je le chercherai, je le tuerai !.. parce qu'il est grand seigneur... il n'a pas la peau plus dure que la nôtre.

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