‹ Le Duchesse de la Vaubalière, drame en cinq actesChapitre 2 sur 46 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

JULIE, seule,

(Elle revient de la ville , elle est un peu parée, et en arrivant elle se défait de sa mante, qu'elle de'pose sur une chaise.)

Enfin, me voici de retour!... Quand il faut quitter notre ferme de la Jolais pour aller à Paris , qui n'en est pourtant qu'à deux lieues, c'est un supplice pour moi. (^Eile s'assied.) On ne peut pas faire un pas dans ce Paris sans y rencontrer quelqu'ennuyeux personnage qui prend à tâche de vous impatienter!.,. Jusqu'à MM. les clercs de la basoche, qui, en passant, vous glissent leur compliment à l'oreille!... encore s'ils s'en tenaient là 1 . . . on en serait quitte pour doubler le pas ; mais les plus curieux vous suivent; les plus hardis vous parlent!.. En vérité, il y a des momens où l'on serait presque tentée de regretter d'être jolie!... (Souriatti.) Je dis presque; car, au bout du compte, on est toujours maîtresse de sa volonté... et les plus beaux discours de l'homme c|u'on n'aime point ne valent pas un regard de celui qu'on aime. ( E//e jette un regard aulour d'elle, ) Personne! . {Elle se lèoe aoec un petit air de dépit.) Je me suis pourtant pressée de revenir dans l'espérance de trouver Adrien avec mon père ! [Elle se recueille.) Adrien!., ah! celui-là n'a pas besoin de parler pour se faire comprendre, pour se faire aimer!.. Excellent jeune homme !.. chaque jour il gagne à se faire connaître!., aussi l'avenir se présente à moi sous les couleurs les plus riantes!.. A la manière dont mon père reçoit Adrien, il est aisé de voir que notre inclination mutuelle n'est point un secret pour lui, et

qu'il ne se refusera pas à l'acco m plissement de nos désirs. (On entend un peu (h bruit.) Il me semble avoir entendu...

SCÈIVE II.

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