‹ Le duel depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 117 sur 122 · EXODE · texte numérisé non relu

EXODE

« 12. Si quelqu'un frappe un homme, et qu'il en c( meure, on le fera mourir de mortl... »

« 13. Que s'il ne lui a pas dressé d'embûche, (( mais que Dieu l'ait fait tomber entre ses mains, <( je l'établirai en un lieu où il s'enfuira (villes d'asile.)

« l^. Mais si quelqu'un s'est élevé de propos oc délibéré contre son prochain pour le tuer par fi- « nesse, tu le tireras démon auto/, afin qu'il meure.

« 15. Celui qui aura frappé son père ou sa mère c< sera puni de mort.

« 16. Si quelqu'un dérobe un homme et le vend, « ou s'il s'est trouvé entre ses mains, on le fera mou- « rir de mort.

«17. €elui qui aura maudit son père ou sa mère « sera puni de mort.

« 52. Si des hommes se querellent et que l'un

« d'eux frappe une femme enceinte , et qu'elle en « accouche, s'il n'y a pas de cas de mort^ il sera « condamné à l'amende telle que le mari de là c femme la lui imposera , et il la donnera selon « que les juges en ordonneront.

a 23. Mais s'il j a cas de mort, tu donneras vie « pour vie.

« 24- OEil pour œil, dent pour dent^ main pour « main, pied pour pied.

« 25. Brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, « meurtrissure pour meurtrissure.

Cette terrible législation avait une cause, que nous expliquerons dans notre livre sur le Suicide. Pour le moment bornons-nous à dire cette déclaration de Dieu :

a Tu ne souffriras pas de meurtrier devant ma « face. ».

De cette législation nous n'avons conservé que l'article 14, et de cet article 14, il faut en retrancher tous les crimes auxquels nos mœurs accordent des circonstances atténuantes : la démence de la jalousie, l'aveuglement de la vengeance dans des cas où les lois modernes ne protègent pas suffisamment les citoyens. Il j a cent de ces cas, et il ne reste guère que le crime atroce pour vol qui n'existait pas en Israël, vol fort rare, qui avait peu de raison d'être, et qui, s'il avait lieu, était le vol d'un

bœuf^ d'un mcNJiton, d'un âne, et qai n'allait pas jusqu'au crime alrocel Or, dans nos mœorg, c'est le crime le plus fréquent^ le pins odieux.

La loi de Moïse n'était applicable qu'à Israël ; elle n'était point faite pour lesnaticms : Lesisraëtites vous le disent enx*-mèmes! Us le disent à Dieu, dans leurs prières, parce que Dieu le leur a dit dans sa loi.

Nghalenou Leschabeah.

c Cest à nous de louer le souverain maître de « l'univers^ d'attribuer la magnificence à celui qui a c< fait l'ouvrage des six jours^ qui ne nous a point <( faits comme les différentes nations de la terre, et c qui ne nous a.point mis au rang des différentes fa- « milles de l'univers.

« Notre héritage n'est point comme le leur et notre c sort n'est point semblable à celui de celle foule de « peuple. »

Ce qui fait dire au cardinal de Fleurj, que le peuple Juif possédait la seule noblesse bien prouvée. A Lacordaire, « que le peuple Juif restera tou- « jours le premier des peuples par ses lois, ses « mœurs et son idée, » et si vous voulez un rayonnement miraculeux de cette législation, pris ^ non dans ses lois pénales^ mais dans sa puissance théo^

cratique, remarquez qu'en France, dans cent ans, vous ne verrez pas monter un Israélite sur Téchafaud pour le crime-atroce.

Eh bien 1 cette loi inapplicable de toutes les manières, dans ses détails, parmi les nations modernes, est Tappui formidable de la peine de mort. Elle prend sa grande raison d'être dans la loi de Moïse, dictée par Dieu lui-même, mais à la suite de tout un ordre politique et social qui n'a aucune corrélation avec notre ordre politique et social, et dont le fondement de la loi a fait dire à Montesquieu, « qu'il « ouvrirait la porte à tous les crimes I » La loi de Jésus était pour les nations, et aussi Tesprit de cette loi, la lettre, sont pleins de mansuétude et de douceur.

CHAPITKËL.

Évangile selon saint Luc.

« 3. Soyez attentifs sur vous-mêmes. Si donc ton « frère a péché contre toi, reprend-le, et s'il se re- (( peut pardonne lui.

« 4. Et si sept fois par jour il a péché contre toi, « et que sept fois le jour il retourne à toi, disant : « Je me repents; tu lui pardonneras.

La loi de Moïse punissait de mort quiconque eût feit œuvre flervile, le jour du Babbat. Voyez ce que fil Jésus-Christ.

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