‹ Le duel depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 119 sur 122 · DES SUPPLICES · texte numérisé non relu

DES SUPPLICES

« Il n*est pas d'atrocité qui ne soit « entrée dans la tête des hommes. »

(Voltaire.)

On recule épouvanté devant la monstruosité humaine. Les hommes se sont livrés à des études se-

rieuses, à des recherches approfondies, ils ont calculé le thermomètre de la sensibilité hnmaine, degré par degré, pour graduer les douleurs de leurs semblables.

Le déchahiement du crime en délire, de la rage, ne pourraient pas arriver au déyergondage de férocité où, froidement, dans toute la plénitude de leur raison, les hommes sont parvenus pour torturer de faibles créatures. L'esprit humain ne comprend pas de semblables aberrations. On se demande, quelle est la béte féroce qui, ayant faim, ferait ce qu'ont fait les hommes, si elles savaient le faire?

Ce livre serait incomplet si nous ne consignions pas ici, pour faire rougir les hommes, la bestialité, la férocité de leurs machinations!

Dans les vieilles monarchies asiatiques, l'histoire a recueilli le luxe des supplices. Des tours pleines de cendres impalpables, où les malheureux étaient précipités.

D'autres étaient attachés sur des tables, et d'habiles exécuteurs pratiquaient, à un pouce de distance, des creux sur toute la partie du corps. Chaque trou empli d'huile ou de suif, servait de lampion.

D'autres supplices, que nous ne voulons pss consigner ici, font reculer d'horreur I!...

En Chine, il y a une telle prodigalité de sup^

plîces qu'on se demande si ce sont des hommes qui les appliquent, et si ce sont des hommes qui les souffrent.

Il y en a un, entre autres, d'une cruauté extrême, c'est le hachemenii... Le patient est garotté sur un échafaud, et depuis les orteils jusqu'au crâne, hanche peu à peu jusqu'à la dernière parcelle.

D'autres sont attachés à des poteaux, et les bourreau! promènent des chaînes rougies à Manc sur toutes les parties nues de leur corps 1

Quoique l'Egypte se soit très vite affranchi e des supplice atroces, Thistoireena recueilli un qu'il faut consigner, c'était le supplice des parricides. Le patient était couché en terre, et on lui enfonçait des éclats de roseau dans toute l'étendue du corps, puis on le brûlait vif! Tandis qu'en Perse le parricide était puni par la perte du titre de fils.

La Grèce avait la pente Syringue, elle avait la torture par la roue, on précipitait le patient dans le Barathre. A Sparte, on le jetait dans un Heu appelé Cojade.

La cigiie était un supplice doux, quoique lent ! A Rome, le traître à la patrie et l'esclave voleur étaient précipités de la roche Tarpéïenne , et les bêtes servaient de bourreaux le plus souvent {ad beslias). Cette coutume est fort vieille et remonte jusque dans la nuit des temps. Dans les Indes, on

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