‹ Le duel depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 120 sur 122 · SH · texte numérisé non relu

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lirrele convdetk Téléphant : le patient est parterre^ réléphant pose un pied sur la poitrine, entortille sa trompe autour d'un bras et arrache violemment le bras au patient , puis il arrache l'autre , puis les cuisses, et crève la poitrine en pesant de tout son corps sur le malheureux. C'est le coup de grâce i

a C'est dans les tortures qu'il faut lire toute ce Talrocité humaine: « La torture réelle prend « naissance à la chute de la liberté romaine, et à « la promulgation de la loi Julia !••• C'était la mo- « raie de Néron, de Caligula, de Domitien I Des a milliers d'innocents succombèrent dans les tour- (( ments. Les tortures sont innombrables, la faim, H la soif, le feu, l'eau, la corde, la gêne ou la prèsa sion^ l'insomnie et le chatouillement. Le patient c< lié sur une planche avait les pieds soumis à l'action ♦ d'une plaque de fer rouge cerise — On serrait le « patient entre deux planches, ensuite avec un en-- « tonnoir on versait jusqu'à trois grandes mesures « d'eau : on y mêlait même de la chaux et du vi- « naigre, et Ton dit que c'était là le mode de ques* « tion le plus familier à l'inquisition d'Espagne. Le c chevalet, supplice affreux et qui pouvait durer 15 « à 20 heures; on serrait les molléoles et la plante « des pieds de l'accusé entre deux fers. Tout cela « se faisait devant les Juges. Il y avait ensuite la « douleur des poignets occasionnée par la lanière

c< étroite avec laquelle ils étaient serrés et qui conc tenait tout le poids du corps. Les enfants aua dessus de sept ans étaient sujets à la torture ; a grâce aux progrès de la ciyilisation , la torture « ne reste plus parmi nous qu'en souvenk ou « comme un fait historique.

(FODÉRË.)

C'est à cette époque mystérieuse et terrible de la féodalité, que les supplices ont été appliqués, légalement ou illégalement (1), arec un sybaritisme et une recherche voluptueuse , qui peint le maître et le serf, ou le fort et le faible, ce qui explique que la grande révolution a eu, selon tous les historiens, la vengeance pour une de ses causes principales. Répétons ici ce qu'a écrit Esquiros : On ne saurait trop reproduire aux yeux des hommes, l'histoire fatale de leur démence et de leurs passions. On ne saurait trop leur crier, qu'en dehors de l'inviolabilité de la vie humaine, tout devient le chaos, et que le naufrage de la société est sûr dans le sang qu'elle verse.

Le tocsin retentit dans les airs ; le canon tonne dans la cité, le tambour bat.

(I) On sait ce que faisait Thomas de Goucy, en son château de Marnes. Il ne passait pas un pauvre moine qui ne fût rançonné, et tesiicuiis appendebat!.., Regnand de Pressigny croyait un œil, et D*Âutrecourt faisait pis encore!!... Bénissons Dieu des progrès de la civilisation, et travaillons à civiliser.

a Un tribunal est institué et les massacres com- « mencent; un fanatisme silencieux préside à ces c< terriUes jugements, des flaques de sang s'étende dent sur la place de Texécution, c'était un specc< tacle horrible, une boucherie d'hommes. Les ce chiens, rendus à leur férocité primitive, traînent a dans les ruisseaux des membres et des lambeaux « palpitants. Horreur!... »

(ALPHONSE ËSQUIROS.)

Oui, horreur!... Tout est horreur dans l'histoire des hommes!...

Le 2 septembre restera comme la Saint*Barthélem j, à côté de l'échafaud où Louis XI plaç^ le duc de Nemours.

Et savez-vous comment il a été répondu au cri d'horreur que pousse Alphonse Esquiros, et que l'humanité a répété? Écoulez! G'eslparun autre cri d'horreur!!...

« Il j a des souvenirs pareils à la tache de sang « de ladj Macbeth. L'océan tout entier ne les lavec rait pas.

« Pendant quarante ans bientôt la pluie aurabai- « gné les pierres grises de Paris, vingt fois la truelle ce aura gratté les plâtres, cela n'empêche pas qu'en « suivant cette triste muraille du Luxembourg, nos « yeux ne cherchent encore la place où Ney servit

« de cible à des soldats qu'il avait peut-être conduit « à la victoire! î...

« Louis XVUI quitta enfin la vie ; il put entrer a dans le monde des esprits, entre l'âme de Ney et c< celle de Favras, et suivi de cette foule de spectres H irrités : Lallemant, Berton, Saugi, Caron, Bories, « Labédojère, Chartron, Bonnemaire, Muiron, w Mouton, Duverney, les frères Faucher, Brune, < Ràmel, et tant d'autres suppliciés, assassinés en a masse, à Lyon, à Nimes, à Colmar, dans le Dau- (i phiné, partout I d

(HiPPOLYTB CàSTIIXB.)

Tout le monde connaît l'horrible supplice de la roue, les épreuves avec l'eau chaude!... les bûchers!... les oubliettes!...

On avait aussi les cages de fer de Louis Xf.

Ailleurs, c'est le supplice des arbres. Les romains punissaient ainsi l'adultère. C'était affreux ! . . .

Le supplice de

La Perche

correspond au pal des Orientaux.

L'assassin du prince d'Orange fut livré à un épouvantable supplice :

Ses chairs, ses muscles lui furent arrachés par le tenaillement 1 Guazimorin a été cuit sur un gril.

En Espagne, en Portugal^ c'est la pendaison et le

garrot En Angleterre, le supfrfice de haute trahison est exécrable I

On arrache le cœur au patient^ on lai en fouette les joues et on le brûle.

En Angleterre^ on pend ; en France, on guillotine «

Les supplices d'Ivan III de Russie font dresser les cheveux»

En France ,^ on a fait écorcher des hommes, et^ dans cet état, on les roulait sur un pré fraictemeot fauché 111

En Orient, les femmes sont livrées à des éléphants dressés à remplir une monstrueuse profanation.

« Au Japon, où les lois renversent toutes les <i idées de la raison humaine, le crime de non révé- « lation s'applique aux cas les plus ordinaires. Une « relation nous parle de deux demoiselles qui furent c( renfermées jusqu'à la mort dans un coffre hérissé « de pointes. »

(Montesquieu.)

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