‹ Le duel depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 17 sur 122 · CCLXXVIII · texte numérisé non relu

CCLXXVIII

L'expérience des pères est perdue pour leurs enfants, dit Fontenelle.

Que de conquérants I quel tumulte I ^el bruit! quelles destructions! quels triomphes! quelles chutes! depuis Cyrus, Bélus^ Jason, Alexandre y César, Annibal, Gensis-Kan, T^merlan y et pour résultat , la dépopulation du mqpde et une fosse immense.

Nous cherchons tous le bonheur — «^Mais

a le bonheur est en dedans de nous-mêmes,

« il nous a été donné ; le malheur est en

€ dehors , et nous Talions chercher , dit

« BuffoD. » — « Tout change^ s'écrie Massillon, « tout s'use , tout s'éteint : Dieu seul demeure flc toujours le même ; le torrent des siècles, qui c( entraine tous les hommes^ coule devant « ses yeux, et il voit avec indignaticm de faiw blés mortels emportés par ce cours rapide, « rinsulter en passant, vouloir faire de ce seul « inslanl tout leur bonheur, et tomber au a sortir de là entre les mains étemelles de sa « colère et sa justice. »

Nous sacri6ons le bonheur au plaisir.

CCLXXXll.

Mais le bonheur, cherché en dehors de ce que Dieu a\oulu, est plus qu'un mensonge, c'est historiquement la cause de tous nos désordres , de nos crimes, de nos duels , de nos suicides le plus souvent, — Les hommes veu-

lent faire de la vie autre chose que ce que Dieu a voulu qu'elle fût.

Page 1