ACTE PRKMtek
LK DOCTIVI
Cala revient au même Pourquoi désespérer ? Vous vous méconnaisse* vousmfmc, vous êtes jeune, arrosée d'un sang rare et pur, pleine de noble* impatient d'ardeur, de force et d'altières pensée* Vous pouvez tout espérer de l'avenir
Je no lui demain!
1 1 vous doit Vous êtes sa créancière La vie vous doit de la vie, c'est-à-dire de l'amour Elle vous le payera
Je le refuserai L'amour est le fléau du monde. Tous nos maux viennent de lui
I >. DOC fttJS:
C'est le seul qui le* ffuéri-
LA lît'CHI^K
Je ne veux pas être sauvée
LE DOCTEUR
Est-ce qu'il vous consultera? La mort et lui s'avancent à pas de loup, sans crier gare. Il vous surprendra.
LA DUCHESSE
Comme un voleur.
LE DOCTEUR
Un ravisseur. Au moment où vous vous y attendrez le moins.
LA DUCHESSE
Je m'y attends toujours.
Vous voyez bien? Et si cela vous arrivait, cependant, malgré vous ?
LA DUCHESSE
D'aimer?
LE DOCTEUR
Oui.
LA DUCHESSE
J'étoufferais ce sentiment en moi, je le
ACTK FKKMIKK
jetterais dans le cachot de m .je
! \ laisserai* k'rarc,
périr de faim, de soif, ei rn, votti
entende/ m révélerait au dehors qu'il te tord et meurt dans I'sji face Celui que j'aimerais, fût-il là. «levant m«>i. n'apercevrait pas
Vous crove Même, si lui ■ aima I voua l'avait cachr
la DtCHK
rtout si cela était !
k D voilà un qui souffrirait !
LA
pis pour lui! .!ére*se-t-il ?
Asscx pour en être un peu jal
LA l»l i H »
Oh! Vous! l'admirable ami que vous
êtes ! Vous auriez bien tort ! Vous avez mieux !
LE DOCTEUR
Vraiment? vous êtes persuadée, madame, que je suis votre ami dévoué ?
LA DUCHESSE
Loyal et désintéressé! Oui. C'est votre faute. Il ne fallait pas tant me le prouver. Avec vous, je me sens en confiance et... n'en soyez pas trop vain? vous êtes le seul, d'abord, dont je puisse le dire et à qui je n'aie pas peur de le dire. Mais je vous ai assez parlé de moi... Parlez-moi de vous ! . . . Votre passé ?
LE DOCTEUR
Il est un peu cousin du vôtre. Moi, mes parents m'ont élevé, mais sans savoir quel j'étais. Les murs du collège ont été le seul horizon de ma studieuse jeunesse. J'ai eu beaucoup de prix. J'étais très pieux alors, oui, et même mystique.
ACTt FREMI» h poil cela a été balayé, tout d'un coup.
LA
Quand?
LK DOCTRIK
La première fois que j'ai aimé.
LA DOCBII
i-ncore î
Lt DOCTtl K
Déjà. Je ne voua ennuie pas?
LA i
Continue/!
Mon père était un banquier très Le cher homme nous a presque mit
LA Dit
Vous l'aimiez ?
Ll DOC TU
Beaucoup Plus que ma mère qui avait demandé au ciel des filles et à qui la terre
n'avait livré que deux garçons. Et lui, mon père, ne m'aimait pas. Ses préférences allaient à mon jeune et unique frère qui ne le payait pas de retour et n'aimait que ma mère qui n'aimait que Dieu et les
bêteS. (Geste de pitié de la duchesse.) Et tOUt Ce
pauvre chassé-croisé de malentendus affectueux faisait ce qu'on appelle une famille unie.
LA DUCHESSE
Qu'est devenu votre frère ?
LE DOCTEUR
Mon père l'a maudit avant de mourir, en lui défendant de porter notre nom.
LA DUCHESSE
Ce fils préféré ? Pourquoi ?
LE DOCTEUR
Je vous dirai cela un jour.
LA DUCHESSE
Et que fait-il ?