‹ Le duel; pièce en trois actes (volume 3)Chapitre 31 sur 92 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Cela m'est impossible.

i A»nt Pourquoi?

Lr. DE

Pour beaucoup de raisons. D'abonl. je n'ai pas le temps. Je suis retenu ici du matin au soir.

Pardon, si tu le voulais ,n »**%<« 4*~(*<~

■ni •« <«• »»u ) le pourrais-tu ?

LE UOCTIl'K

Ah! sans tloutrî Si tu le prends ainM ' On peut toujours ce qu'on veut, surtout si c'est impossible.

L'ASBÊ

Alors, c'est que tu ne le veux pas ? . Pourquoi ?

Ll DOCTKl K

Tu me contrains a te le dire ! Parce

qu'il me déplaît de m'associer à une œuvre — même intéressante — d'esprit catholique, fondée par un prêtre, avec l'appui de hautes personnalités du monde clérical.

L'ABBÉ

Je n'aurais jamais attendu de toi pareille réponse ! Ainsi, quand un malade vient te consulter, avant toute chose, tu lui demandes s'il est libre penseur ?

LE DOCTEUR

Non. J'accueille les yeux fermés tous ceux qui se présentent chez moi, mais je ne vais pas, de préférence, porter mes soins chez ceux qui se font soigner par un autre, à qui ils attribuent leur guérison, quand c'est moi qui la leur ai procurée.

L'ABBÉ

De qui veux-tu parler? De quel médecin?

LE DOCTEUR, nuance ironique.

Du tien ! Du docteur Dieu!

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