L-ARll
Où donc alors?
LIVftQCl
Dans les prisons du sacrifice et sous les verrous du devoir Le devoir de M** de Cbailles est de vivre la vie de la femme, de toute la femme, et le vôtre la vie du prêtre, et rien de plus.
L'ABȃ
Soit J'obéirai. Je resterai l'enfant soumis. Mais autrement ! Ce facile habit m me satisfait plus Je veux porter alors l'Apre robe du moine, fuir le tumulte des cités, m ensevelir dans la vallée funéraire d'une trappe, et là, pleurer, lire Y Imité* tion% m'enivrer de néant, l'œil fixé sur le sablier, m'exténuer de prières en étreignant les tempes d'une tète de mort et. la bêche à la main, creuser ma tombe, à la sueur de mon front.
L'ÉVÊQUE
Egoïste! Voluptueux!
L'ABBÉ
Vous ne le voulez pas ?
L'ÉVÊQUE
Non.
L'ABBÉ
Vous ne m'en jugez pas digne ?
L'ÉVÊQUE
Ce n'est pas votre devoir.
L'ABBÉ
Alors. . . vous partez dans quelques jours pour l'Asie... Emmenez-moi?
L'ÉVÊQUE
Vous?
L'ABBÉ
Ne me laissez pas seul! Arrachez-moi de mes tourments. Vous avez fondé làbas une léproserie ? Vous m'y attache-
ACTI Ut 195
ret! Je soignerai le* lépreux! J'aimerai leurs ulcères!
L'tTftQOI
sybarite! Êpicurir
KmmenrMnoi! Ayez pitié? J'aurai tous les courages. Comme vous, je me sens capable d'endurer le martyre, le supplice du confesseur!
L-trâout Mats on ne martyrise plus, mon pauvre petit! C'était bon dans le tempe!
us* Ce temps peut revenir! Oh! par un jour de triomphant soleil, voir jaillir de partout mon sang, sous le fil des coutc.i