L AMI
Je ne le mérite pas.
LA OIUU
Si. Je suis affranchie ! Far vous ! J'étais une folle... le m .1 r harnais à me duper. Depuis que vous me parle*, une inconnue, une femme nouvelle, altérée de joie, de lumière, d'espoir, m'envahit, me soulève toute... Quelle révélation ! Kh bien, à pré»
2l6 LE DUEL
sent, je le crie et il faut que vous le sachiez ! Jamais je n'ai cessé d'aimer votre frère.
L'ABBÉ
Ah!
Jamais ! quand je croyais le détester, je Faimais ! Quand je me repentais... jusque sous votre absolution ! je Faimais ! D'ailleurs, vous aviez raison. Noir ou blanc, le voile n'est pas pour moi ! Je n'en suis pas digne. Non ! Je ne suis décidément pas une détachée des choses de ce monde. Je ne suis qu'une femme ! rien que cela ! tout cela!... une femme attachée à ses sens et à son cœur, et glorieuse de l'être ! Mais... non!... ah!... qu'avez-vous fait?
L'ABBÉ
Que voulez-vous dire ?
LA DUCHESSE
Qu'à l'instant où je vous suis à jamais reconnaissante de m'avoir restituée à moi-
Xf. lit JI7
même, j'ai presque envie de vou% le r. prochcr éternellement î Car voua m ave* la orée en plein . ipoîr sans réfléchir qu'il ne pouvait te réaliser. Pendant que vous organisiez l'avenir, j'oubliais le pré**: Le réveil! l'amour! Ailoot donc! t*r«*~
.) Je ne sais même plu* *i votre frère m'aime et el je saie que le
duc de Chaillrn vit toujours.
t.**W. *« «IV* r»«»*Utt. M («M •»**» 4* U ««M «Om
^# a# fvliMf%#f et •Atf f#tf a#^m eemtt La n^tfaa, ftxâ# essaya riMK<*lt«« 4* •«• f**»* •«■»• > **H+* •« <• Il «■>».
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Lis Minât, L'tVÊQUB. LB DOCTBt K
Non, madame II no vit plus.
LA DUCttK*3E. »r»*«. «m »vl»mK
U est mort ? - «m «nmAui *• «mim » Seul? Sans moi ?
2l8 LE DUEL
L'ÉVÊQUE, montrant le docteur.
Nous avons reçu son dernier soupir.
LA DUCHESSE
Comment est-ce arrivé ? Si brusquement?
LE DOCTEUR
On vous dira.
LA DUCHESSE
A-t-il souffert?
LE DOCTEUR
Non.
L'évê;que Vous allez pouvoir maintenant, madame, mettre à exécution votre projet.
LE DOCTEUR
Quel projet?
Entrer au couvent.
rt tu
Ll DOi fKt m
le vous supplie... *réfléchisseï encore.
! A DCCMfSI
J'ai réfléchi. Je voulais hier, en effet, mourir au monde un jour et me réfugier «ïn^Dicu... Mais Dieu m'a fait comprendre aussitôt que mon seul avenir était de .ivre ici-bas ma viede femme. Je la vivrai Jonc.
Lt DOCTI1 m
Ah ! Ur+*1% *U+)
LA Ut'CMISSI.MMfMMiiMwtlii^
Ne me dites rien. Je vous quitte. Je vais auprès du mort.
t ÉVâOt I
Je vous Accompa^
LA DUCBISSl. m émwm
maintenant, dites adieu a votre frère.
Mi
Adieu ?
LA DUCHESSE a un moment d'hésitation comme si elle allait dire ce qu'a fait l'abbé. Ce dernier d'un regard, l'adjure de se taire.
Il part.
L'ÉVÊQUE, approuvant.
Avec moi.
L'ABBÉ, ouvrant les bras à son frère.
Pour toujours.
LA DUCHESSE, au docteur.
Embrassez-le. Vous le devez.
LE DOCTEUR, devinant le sacrifice de son frère.
Oh!
Ils s'embrassent.
RIDEAU
IVREUX, IMPRIMERIE DE CHARLES HERISSEY
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