‹ Le duel; pièce en trois actes (volume 3)Chapitre 92 sur 92 · L AMI · texte numérisé non relu

L AMI

Je ne le mérite pas.

LA OIUU

Si. Je suis affranchie ! Far vous ! J'étais une folle... le m .1 r harnais à me duper. Depuis que vous me parle*, une inconnue, une femme nouvelle, altérée de joie, de lumière, d'espoir, m'envahit, me soulève toute... Quelle révélation ! Kh bien, à pré»

2l6 LE DUEL

sent, je le crie et il faut que vous le sachiez ! Jamais je n'ai cessé d'aimer votre frère.

L'ABBÉ

Ah!

Jamais ! quand je croyais le détester, je Faimais ! Quand je me repentais... jusque sous votre absolution ! je Faimais ! D'ailleurs, vous aviez raison. Noir ou blanc, le voile n'est pas pour moi ! Je n'en suis pas digne. Non ! Je ne suis décidément pas une détachée des choses de ce monde. Je ne suis qu'une femme ! rien que cela ! tout cela!... une femme attachée à ses sens et à son cœur, et glorieuse de l'être ! Mais... non!... ah!... qu'avez-vous fait?

L'ABBÉ

Que voulez-vous dire ?

LA DUCHESSE

Qu'à l'instant où je vous suis à jamais reconnaissante de m'avoir restituée à moi-

Xf. lit JI7

même, j'ai presque envie de vou% le r. prochcr éternellement î Car voua m ave* la orée en plein . ipoîr sans réfléchir qu'il ne pouvait te réaliser. Pendant que vous organisiez l'avenir, j'oubliais le pré**: Le réveil! l'amour! Ailoot donc! t*r«*~

.) Je ne sais même plu* *i votre frère m'aime et el je saie que le

duc de Chaillrn vit toujours.

t.**W. *« «IV* r»«»*Utt. M («M •»**» 4* U ««M «Om

^# a# fvliMf%#f et •Atf f#tf a#^m eemtt La n^tfaa, ftxâ# essaya riMK<*lt«« 4* •«• f**»* •«■»• > **H+* •« <• Il «■>».

•»• «?*»*• RU* • mw« 4* I »!*■■».

il «è «H« *• «*tfi» u w^a-

s. 6NE vu

Lis Minât, L'tVÊQUB. LB DOCTBt K

Non, madame II no vit plus.

LA DUCttK*3E. »r»*«. «m »vl»mK

U est mort ? - «m «nmAui *• «mim » Seul? Sans moi ?

2l8 LE DUEL

L'ÉVÊQUE, montrant le docteur.

Nous avons reçu son dernier soupir.

LA DUCHESSE

Comment est-ce arrivé ? Si brusquement?

LE DOCTEUR

On vous dira.

LA DUCHESSE

A-t-il souffert?

LE DOCTEUR

Non.

L'évê;que Vous allez pouvoir maintenant, madame, mettre à exécution votre projet.

LE DOCTEUR

Quel projet?

Entrer au couvent.

rt tu

Ll DOi fKt m

le vous supplie... *réfléchisseï encore.

! A DCCMfSI

J'ai réfléchi. Je voulais hier, en effet, mourir au monde un jour et me réfugier «ïn^Dicu... Mais Dieu m'a fait comprendre aussitôt que mon seul avenir était de .ivre ici-bas ma viede femme. Je la vivrai Jonc.

Lt DOCTI1 m

Ah ! Ur+*1% *U+)

LA Ut'CMISSI.MMfMMiiMwtlii^

Ne me dites rien. Je vous quitte. Je vais auprès du mort.

t ÉVâOt I

Je vous Accompa^

LA DUCBISSl. m émwm

maintenant, dites adieu a votre frère.

Mi

Adieu ?

LA DUCHESSE a un moment d'hésitation comme si elle allait dire ce qu'a fait l'abbé. Ce dernier d'un regard, l'adjure de se taire.

Il part.

L'ÉVÊQUE, approuvant.

Avec moi.

L'ABBÉ, ouvrant les bras à son frère.

Pour toujours.

LA DUCHESSE, au docteur.

Embrassez-le. Vous le devez.

LE DOCTEUR, devinant le sacrifice de son frère.

Oh!

Ils s'embrassent.

RIDEAU

IVREUX, IMPRIMERIE DE CHARLES HERISSEY

Rob

arfs Librarv

!'"w incrcii

%perdaj îffective '

ptember ?

^iX

msmm «nro

'kf^f* *■'

Page 1