ACTE II
Tu veux dire : qui m'aide à les pardonner ?
LE DOCTEUR
... Tu n'as donc rien à craindre de moi !
L'ABBÉ
Ce n'est pas pour moi que je crains.
LE DOCTEUR
C'est pour ta cliente ? Tu as raison. Une dernière fois... es- tu toujours résolu à t'interposer entre moi et M me de Chailles ?
L'ABBÉ
Mais plus que jamais !
LE DOCTEUR
Prends garde !
L'ABBÉ
Mais oui! N'écumepas! Sérieusement...
tu as pu penser que, lorsqu'une femme vient se jeter à mes pieds, me dire : « Sau-
vez-moi ! je suis , ep butte aux persécutions d'un homme qui va me faire commettre une faute irréparable... » tu as pu croire que je n'allais pas d'abord mettre tout mon génie'à la protéger ?... et qu'ensuite, si cet homme 'apprenait la chose," il suffirait qu'il accourût me menacer pour qu'aussitôt je m'avilisse à lui obéir? Ah !
ça ? quelle idée te fais-tu donc de la conscience d'un prêtre et de son caractère?
Tant ijue cette âme se réfugiera en moi, je la défendrai.
LE DOCTEUR
Eh bien !... de cet instant, je ne te connais plus. Tu deviens mon ennemi mortel !
Je te hais ! ~ ' "-
L'ABBÉ
Je te plains.
LE DOCTEUR
Tu veux lutter? Nous lutterons !
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Al. RAPHAËL DUFLOS
Imp.A Chassepot .Paris.