‹ Le duel, pièce en trois actes (volume 4)Chapitre 83 sur 118 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

ble que tes insinuations impures causent quelque effarement à M"* de Chailles?...

Une femme s'émeut!... Mais, sur moi, elles glissent et ne peuvent rien ! Ainsi ne compte pas que je tombe dans le piège?

Il est éventé.

LE DOCTEUR

Trop tard !

L'ABBÉ

Parle pour toi. Je vais te donner des regrets. Il y a huit jours... Hier encore, tiens ? tu pouvais espérer de la conquérir?

Oui, elle ignorait mon nom. Je n'étais pour elle qu'un prêtre quelconque, le premier venu. Je ne la tenais que par moments et de trop loin. Mais depuis une heure 1 depuis qu'elle nous a vus engagés dans ce duel à mort dont elle est la cause et le prix, j'ai grandi, je brille à ses yeux d'un éclat divin, je suis élu, providentiel, maître absolu de sa destinée. Ainsi n'y

rênre plus, c'est fini, tu ne l'auras jamais !

LE DOCTEUR

Je l'aurai! contre toi, contre elle...

contre Dieu !

L'ABBÉ

Il n'existe pas ! Tu le nies !

LE DOCTEUR

Je l'admets!... pour en triompher!...

H"* de Chailles m'appartiendra, je te le jure... sur quoi... voyons... Tiens, sur...

Il «tond la. main vers le prie-Dieu et les saintes images qui le surmontent.

L'ABBÉ . lui rabaissant le bras.

Oh! ne blasphème pas !... Et quittonsnous ! Sors d'ici !

LE DOCTEUR

Tu me chasses? Je m'en vais. (Revenant

sur loi et lui posant la main sur l'épaule.) Mai S rappelle-'

toi ce que je te dis : Tu es perdu! Tu te crois sûr de toi? Eh bien, je te défie de rester prêtre !

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