‹ Le duel, pièce en trois actes (volume 4)Chapitre 97 sur 118 · ACTE III l8l · texte numérisé non relu

ACTE III l8l

L'ABBÉ

Troublée, même ?

Persécutée.

... Depuis ce jour, n'est-ce pas, où elle avait découvert notre effrayante fraternité.

L'ÉVÊQUE

Justement.

L'ABBÉ

... Et qu'elle avait peur d'éprouver alors pour quelqu'un qui aurait dû lui rester sacré...

L'ÉVÊQUE

N'achevez pas ! Elle m'a dit tout cela.

L'ABBÉ

Oh ! Et vous a-t-elle dit aussi, à la fin, que celui qui avait été si chastement heu-

reux de la guider, de la soutenir, partageait aujourd'hui sa terreur ?

Non, cela, elle ne me Ta pas dit.

L'ABBÉ

Je viens vous l'apprendre. Je suis perdu. Je ne veux pas rester prêtre.

L'ÉVÊQUE

Pourquoi ?

L'ABBÉ

Parce que je n'en suis plus digne.

L'ÉVÊQUE

Qu'est-ce qui vous le fait croire ?

L'ABBÉ

Tout, le passé, le présent, l'ensemble de mes vices. Mon frère ne s'est pas privé de remuer exprès, de sa main savante, cette boue endormie de ma jeunesse ? Il m'a rendu service. En voulant me faire du mal, il m'a fait grand bien ! Grâce à lui,

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