L^ABBÉ
' Non plus. . Mille fois nonl II est possible que tes insinuations impures causent quelque effarement à
M™* de Chailles! Une femme sîéjneut! . . v
Mjais, sur moi, elles glissent et ne peuvent rien! Ainsi ne compte pas que je tombe dans le piège? Il est éventé.
Trop tard!
l'abbé
Parie pour tôî. Je vais te donner des regrets. II y a ïo huit jours. . . . hier encore, tiens? tu pouvais espérer de la conquérir? Ouï, elle ignorait- mon nom. Je n'était pour elle qu'im prêtre quelconque, le premier venu. Je ne la tenais que par moments et de trop loin. Mais depuis une heure! depuis qu'elle nous a vus en- 15 gagés dans ce duel à mort dont elle est la éaukè ;éf le prix, j'ai grandi, je brille à ses yeux d'un éclat divin, je suis élu, providentiel, maître absolu de sa destinée. Ainsi n^yièye plusj c'-est fini, tu ne l'auras jamais!
LE DOCTEUR
Je l'aurai! contre toi, contre elle. . , contrie'Dièiil
L^ABBÊ
H n'exîste pas! Tu le nîesl
LE DOCTEUR
Je l'admets! . . . pour en triompher! . . . M"' de Chailles m'appartiendra, je te le jure . • .sur quoi?. • • voyons. . . , Tiens, sur. . . .
Il étend la main vers le prie-Dieu et les saintes images qui le surmontent
l'abbé, lui rabaissant le bras
Oh! ne blasphème pas! . • • Et quittons-nous! Sors s d'ici!
Tu me chasses? Je m'en vais. (Revenant sur lui et lui posant la main sur Tépaule.) Mais rappelle-toi ce que je te dis: Tu es perdu! Tu te crois sûr de toi? Eh bien, je te défie de rester prêtre. lo
l'âbbê Va-t*enl
LE DOCTEUR
• • • Et cette robe noire! tu la jetteras aux orties!
l'abbê Va-t^en!