ACTE II, SCÈNE VI I
L£ IX>CTEU&
Tu ne comprends pas?
l'âbbê Nullement.
LE DOCTEUR
. . . Alors, si affranchi que tu sois des réalités! tu ne
peux pas ne pas remarquer que cette femme est impres*
5 sionnante ... et douloureuse et belle! • . . car tu as
le sentiment de l'art et de la beauté. . • • C'est une
justice à te rendre.
l'âbbê Poiirsuis? Achève?
LE DOCTEUR
... Et brusquement, tu retombes sur terre! • . • 10 L'âme? Où est Tâme? . • . Elle a pris corps! . • . Au vent d'une robe de femme un frisson te passe et tu t'épouvantes d'être homme!
l'abbé
Non, ce n'est pas cela qui m'épouvante, mon ami • . . c'est la monstruosité des moyens déloyaux que tu ne 15 crains pas de ramasser pour arriver, coûte que coûte, à l'assouvissement de ton désir! Voilà ce que l'amour contrarié peut faire commettre à un honnête homme! Car c'est là ce qu'il y a d'affreux. Tu ne penses pas ce que tu dis!
^ir8 : Ce duei;
I:E DOCTEUR
Je le pense.
: l'abbé
Alors, tu es fou! Plus fou que le plus' fou de tes malades! Mais non! . . . J'ai percé ton jeu. . . . Tu veux me suggestionner? Sois franc! Tu prétends cpar tes iiisînuaUohs gêner inon. esprit^' dérouter. mon 5 -cjœur? ... • i.-
,.. - ... * LE DOCTEXIR, . ..^-
Dans quel but? . . -'■:'
l'abbê
Comment? dans quel but? ... Ne fais pas l'îiinocent? . . . Pour que je perde conscience de ma foi, de mes devoirs . . . ,que dans ma détresse . je^ n'aie plus 10 'q[U*uhé idée: fuir cette pénitente maudite, qui menace •lAdïi'hbnneuV, moh ref)Os \ \ \ pour que je ràbandoniie, ""et qu^aïôrs, ïelendefnain, une fois qu'elle sera seule et à ta merci ... tu la prennes tout a ton aise? ' Voilà le plan! Et je parierais que- tu as dû déjà l'essayer auprès 15 de la. duchesse?
on :\" •:.:> :■"•....■ -• ^È DOCTEUR '■■• "^'^ • -' ■■ '' * té n'ai boînt de si vils calculs. Te dis ce qui est.
l'abbé Nonl " i . ■:,