ACTE m, SCÈNE IV
indignité. Et à cette même place où vous me parlez de déserter TÊglise, M™* de Chailles, tantôt, se désolait de ne pouvoir entrer en religion?
l'abbé, joyeux
Vraiment? Elle vous Ta dit? Et vous Pavez en- 5 couragée dans cette pensée future?
l'êvêque
Moi? De quel droit?
l'abbé
Quoi? Ne trouvez-vous pas que, pour ime âme tourmentée d'inâni et lasse du siècle, la vie du cloître est la plus enviable?
l'êvêque
10 Oui. Mais le cloître n'est pas où sont les cellules et les grilles.
l'abbé Où donc alors?
Dans les prisons du sacrifice et sous les verrous du devoir. Le devoir de M°® de Chailles est de vivre la IS vie de la femme, de toute la fenune, et le vôtre la vie du prêtre, et rien de plus.
Soit. J'obéirai. Je resterai l'enfant soumis. Mais autrement! Ce facile habit ne me satisfait plus. Je veux porter alors l'âpre robe du moine, fuir le tumulte des dtés, m'ensevelir dans, la vallée fiméraire d'une trappe, et là, pleurer, lire Vlmiiatùm, m'enivrer de s néant, l'œil fixé sur le sablier, m'exténuer de prières en étreignant les tempes d'une tête de mort et, la bêche à la main, creuser ma tombe, à la sueur de mon front.
l'évêqxje Égoïste! Voluptueux!
l'abbê Vous ne le voulez pas? to
l'évêque Non.
l'abbé Vous ne m'en jugez pas digne?
l'évêque Ce n'est pas votre devoir.
l'abbé
Alors . ^ . vous parte:^ dajos quelques jours pour l'Asie. . . Emmenez-moi? 15
Vous?