ACTE ni, SCÈNE VI
Cela vous étonne?
LA DUCHESSE
Il n'est donc plus Tennemi, le tentateur, Tathée?
l'abbé Il respectera vos croyances.
LA DUCHESSE
Et vous n'avez pour lui ni haine, ni envie?
l'abbé S Ni jalousie.
LA DUCHESSE
Vous l'aimez?
l'abbé
Oui, je l'aime! Son bonheur futur, auquel il me plaît
de vous associer, me remplirait de joie et il me serait
plus tard ineffablement doux (H s'émeut en prononçant ces
10 mots.) de penser que c'est à moi qu'il vous doit. . . •
Voilà mon conseil. Le suivrez-vous?
LA DUCHESSE
Je le suivrai. Oui. . . . Vous m'avez troublée, ranimée, ressusdtée! J'en suis stupéfaite, ravie I Et je voua . admire, car vous avez eu tous les courages.
î64 LE DUEL
l'abb£ Aucun.
Toutes les pitiés! Vous n'avez pas craint, dans le désir de le réhabiliter à mes yeux, de vous risquer à parler de Tamour, et en homme! comme si vous n'étiez pas prêtre! . . . Vous avez su trouver, avec quels purs 5 accents! la force et le moyen de me le faire encore mieux comprendre, sentir, aimer! ... Oui, vous, Tétemel isolé, le captif dû célibat, du renoncemeat, des çtostes vœux, c'est vous qui m'avez poussé la porte des paradis terrestres . . . qui vous sont défendus! 10
l'abbê Qui vous sont grands ouverts!
LA DUCHESSE
Et cela, vous l'avez fait avec une sublime simplicité. Je vous en remercie.
l'abbé Je ne le mérite pas.
LA DUCHESSE
- Si. Je suis affranchie! Par vous! J'hais une 15 folle. ... Je m'acharnais à me duper. D^[>uis que vous me parlez, une inconnue, ime femme XM>uyeUe«