‹ Le duel: ses lois, ses règles, son histoireChapitre 2 sur 29 · A IGNOTUS · texte numérisé non relu

A IGNOTUS

Cest votre article, si remarqué, ^du 14 février dans le « Figaro » qui est ma Préface. J'ai votre gracieux consentement. Merci I

Pouvais'je faire un meilleur choix?

Non^ pour les trois raisons que voici:

La première, c'est que Je n*ai jamais rien lu, sur un sujet si controversé, qui ait mieux répondu, à mes idées ;

La seconde, c'est qu'il n'est pas possible de mieux dire, même dans une préface — cet écrin du livre ;

La troisième, enfin, m'est dictée par la reconnaissance.

YI LE DUEL

Je m* expliqua:

Ce petit Recueil d'observations, prises sur le vif, tant à r armée que dans le monde du sport et du journalisme, parmi ksquels fat vécu et je vis encore, allait voir le jour, lorsque j'appris qu'un nouveau projet de loi, déposé au Sénat, supprimait radicalement le duel. Que venais-je parler alors de fixer des règles à une institution condamnée à disparaître /. . .

Votre article a éclairé r horizon,.. Et un revirenient complet s'est produit dans t opinion pu^ blique. On a compris que le palladium acclamé était un danger dans la pratique /. . .

Le soir même, à la Chambre haute, un de nos plussympathtques sénateurs, levaillantcomàattant de Montretouti une autorité dans toutss les ques^ tions touchant à T honneur et à la Gentilhommerie, un compatriote à tous deux^ qui, comme moi, s'empresse, après un nouveau succès, de venir voies féliciter dans votre petit Pied'à-tçrre de la rive gauche, votre collègue au Conseil général de la Loire'Infé7neurey j'ai nommé le baron de

LB BUBL Vn

Lareinti/j disait au milieu cTun groupe qui le consultait : « Messieurs, ma tâche sera désormais moins difficile lorsque f aurai à combattre en séance publique la loi Hérold, L'article Ignotus de ce matin lui a porté un coup droit en pleine poitrine...

Et mon livre et moi, wows sommes revenus à fleur d'eau — grâce à cette heureuse poussée I

Vous êtes donc de droit, bien cher maître et éminent compatriote, le Préfacier obligé de ce modeste Recueil,

Personne ne s'en plaindra. Vos lecteurs habi^ tuels moins que les autres encore; car vous appartenez à cette grande race d écrivains burinant pour le présent, travaillant pour r avenir, que Ton relit toujours avec plaisir et profit.

Bien à vous H. V.

Paris, avril 1877.

Page 1