SALLE GIRARD
Rue Sainte-Catherine.
La salle la plus ancienne, la plus aristocratique de Bordeaux.
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Le titulaire, homme très-apprécié et estimé à Bordeaux, a formé plusieurs très-forts élèves, parmis lesquels MM. Viaud, Roux, Duroy de Suduiraut, etc.
SALLE EATZENFORT (fils)
S, rue Amand-Miqueu*
Au père a succédé le fils^ professeur aux Jésuites. Cette salle est fréquentée surtout par les négociants. Kalrenfort fils est un trcs-fort tireur qui a obtenu des succès à Paris.
Il y a, dans cette salle, un grand nombre de forts amateurs.
SALLB CHAVBT
Salle de l'Athénée.
Chavet, Tex-professeur de l'École de cavalerie de Saumur, très-connu, n'a ouvert une Salle à Bordeaux que depuis trois ans.
C'est à la fois un artiste, un peintre d'un certain mérite, un antiquaire distingué qui
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pourrait exposer à sa salle des collections d'armes remarquables.
Lbs autrbs salles sont :
Salle Billes et la salle Lbmairb.
NmMimm
La grande cité bretonne a eu longtemps un grand renom dans le monde de l'escrime.
De tous côté les amateurs arrivaient consulter le capitaine Moreau, ime célébrité, marchant de pair avec les Chariemagne, les Cordelois, les Bonnet, les Pons, etc.
La salle Moreau a eu une grande vogue, même après la mort de son fondateur arrivée en 1847; son fils, mort aussi lui eu 1860, sut continuer les traditions de son illustre père.
Le Nantais très-chatouilleux dans son amoijr-propre, a toujours fait cas de lascience qui lui permettait de se défendre.
Aujourd'hui, les salles d'armes de la ville présentent peut-être moins d'animation qu'il
y a quelques années, où existaient encore les salles Poutis et Dequiret,' cependant elles sont suivies et le seraient davantage si des nouveaux venus, slntitulant professeurs d'escrime, n'étaient arrivés jeter le désarroi parmi les élèves sérieux. Malheureusement le moindre prévôt de régiment, sans valeur et sans mérite, croit que du moment où il peut louer une salle et faire clouer à sa porte une enseigne, il a le droit de se dire professeur d'escrime. Et il en est partout un peu comme cela...
SALLE VETSTEIN
Place Oigant, no lo.
A hérité de la clientèle des anciennes salles les plus en renom de la ville. Très-bon enseignement, méthode classique fort suivie.
Parmi les tireurs qui la fréquentent nous citerons : MM.de laPervenchère(rex-député), auteur, avec le marquis de Valfon,de la proposition, grâce à laquelle l'escrime a été ror
levée dans Tarmée où le maître d'armes a désormais la perspective de Tépauletle d'adjudant. 1^. de la Pervenchère qui a plus de six pieds est un tireur d'allonge , très-régulier fanatique de Tescrime dont il raisonne en profond connaisseur.
Un autre tireur est M. Perret, amputé d'une jambe pendant la guerre de 1870 et qui malgré cette blessure se plait à plastronner de pied ferme.
MM. Quicandon , Bourgault-Ducoudray, d'Arondel etc., sont aussi d'habiles escrimeurs.
Le titulaire, ancien sous-officier retraité, est secondé par son fils âgé de 20 ans, professeur d'avenir.
SALLE d'havê ,
Rue Rubens.
Le titulaire qui a beaucoup voyagé et a été professeur en Russie, s'est établi à Nantes en 1875, il enseigne d'après une méthode particulière; que l'on pourrait, appeler « mé-
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thodedes enveloppements », attendu qu'elle consiste dans des cercles continuels.
D'après cet enseignement, un élève .de cinq mois peut embarrasser un élève qui a deux ans de salle ; mais le plus habituellement, arrivé à une certaine difficulté de plus, il ne va pas au-delà.
La salle d'Havé fondée sur le modèle des salles de Paris, réunit un certain nombre de tireurs aimant à faire assaut.
Jusqu'en 1865, c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée du professeur Voland à Lyon, l'escrime était peu en honneur dans celte ville : aujourd'hui les amateurs sont fort nombreux.
Salle VoLANn.
Rae Confort.
Salle la plus aristocratique et la plus suivie qui soit à Lyon.
Le titulaire, secondé par son fils, est un des maîtres les plus distingués qui soient en France. Il a formé de nombreux élèves trèsremarquables, tant dans l'armée que dans le
Les principaux tireurs de la salle soni :
MM. Baron Rébillot, Monnier, d'Auteville, Clerson, Gonet, Chaume, Jouve, Romar, baron de Sessé, Chambeyron, Vingtriner, Biscboff, d'Armancourt, etc., etc.
Salle Trigault.
9, rue Boissac
Bon professeur, tireur classique.
Les autres salles de Lyon sont :
Salle Charbonnibr, 10, rue Palais-Grille t; Salle Ternaut, rue Saint-Polycarpe, 18.
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lie Hairre
Société particulière d'escrime Rue du Lycée, 18.
Cetto Société, fondée en 1866, est pleine d'avenir. Professeur M. A. Roussel.
Elle est dirigée et administrée par un pré* sident et par un secrétaire constitués à cet elTet et nommés pour un an, qui sont actuelment : MM. de Tournon, président; M. G.
Brostrom, secrétaire.
Les principaux membres sont : MM. de Maraimbois, comte France d'Houdelot, G.
Ferrère, J. Marcel, Gaudibert, Lalhan, Lonbal, Lemoine, Courant, Lemale, etc.
Montpellier
Salle Jean-Lolis.
Nom célèbre dans le monde de Tescrimc.
Pendant 20 ans, c'est là que le célèbre proies-
seur classique a rendu SQS arrêts et d'où il a expédié dans tous les régiments de France les maîtres qu'on lui demandait. Cette salle n'existe plus.
lilUe.
Salle Oudard. — Très- fréquentée. Bon enseignement. Le titulaire est secondé par son fils excellent tireur, connu à Paris.
. Salle Loridan. — Bonne clientèle*
Dans les auti*es villes nous trouvons :
A Marseille : Salle Gaspard (près du théâtre), comptant de forts tireurs.
A Nîmes : Salle Tristani^ 8, boulevard des Calquières. Nouvelle salle.
A Nice : Salle Michel, Très-fréquentée.
A Angers : Salle Barbety rue des Ursules, 2.
Nouvelle salle.
A Aix : Salle Coppolanï. Nouvelle salle.
A Grenoble : Salle Brun^ place de Lavalette. Ancienne et bonne saUe.
A Toulouse : 5fl/feilfonsarra^Ancienne salle très-forts tireurs. Située rue Matabiau, 7.
^TRANOBR
En Belgique rescrime plaît et est cultivée.
Bruxelles possède des Cercles, des Salles d'armes, des professeurs et des amateurs jouissant d'un renom mérité.
C'est d'abord le Fencing.-Club,
Le Fencing-club situé dans les Galeries du Roi, possède une salle qui ne laisse rien à désirer sous le rapport de l'élégance et du comfort. Elle est tapissée en cuir de Cordoue sur lequel s'étalent de nombreuses panoplies, des fleurets retenus par des patères sculptées.
Ce club possède un Comité de patronage des plus sérieux, composé eomme il suit :
Présidents d'honneur: MM. le baron de
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Arenos, ministre du Brésil; Jules Ânspach, bourgmestre de Bruxelles.
Président : le comte Sauvage.
VicE-pRBSiDENT : Eugèue Anspach.
Secrétaire : Gaston Berardi.
Trésorier : Wynand Jaussens.
Membres: MM. Catoir, Coumont, Halfon, Lambert, de Marescot et Simonson.
Napoléon Selderslagh est le professeur attaché au Cercle avec son frère, Mathieu Selderslagh. Le premier de ces deux maîtres est un tireur d'une force peu commune. Il procède souvent par coupés, qu'il multiplie avec une rapidité foudroyante.
Mathieu Selderslagh, Tainé, est le professeur surtout; son frère Napoléon est le tireur très-brillant sous les armes et très-difficile.
M. Strens, le principal tireur A\x Fencing, est un amateur de première force, doué d'une grande légèreté de main.
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SALLES D*ABMES
Bruxelles
Les principales salles sont celles de : Sel- DBRSLAOH, 23 bis^ Fue des Sols; qui a pour principaux tireurs : MM. de Ribaucourt, Morin, Barbançon, Van Lacthen, Alfred, Bourguignon, comte de Sauvage, Yanoverbeke, Fierlands, baron de Marescot, Pizano Gaston Berardi (fils du célèbre directeur de VIndépendance Belge) etc.
Salle Yerhbnoen,
Place du Musée 4, dans un des quartiers les plus tranquilles de Bruxelles.
Cette salle a sa porte d'entrée faisant face à la statue du prince Charles de Lorraine, qui orne le square de la Bibliothèque royale.
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Salle Charlbmont.
Il, rue de l'Union.
Salle où l'on enseigne plusjencore la boxe française que l'escrime.
Société des frères d-armbs. 9, rue aux Choux.
Professeur M. Collette.
Cercle Saint-Michel.
Professeur M. Rennart.
Le CEÉt^LE d'escrime b*ANVïBRS.
Président, M. Van der Abèele, très-habile tireur.
Professeur : M. Mameffe.
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Les autres Sociétés d'escrime de Belgique, sont:
La Confrérie royale dbs chevaliers DE Saint-Michel de Gand.
Professeur: M. Goedmakers.
AIV«IiETE»BE
Nos voisins les Anglais ont été de tous temps des dilettanti en fait d'escrime.
Moins pratiquants que nous, ils se sont montrés grands admirateurs de nos célébrités de l'épée. Après avoir applaudi avec enthousiasme aux passes d'armes dés Saint-Georges et des d'Éon, ils faisaient fête, il y a quelques dix ans à peine, à deux des plus illustres maîtres de l'école parisienne.
Rappelons à cette occasion le fait suivant très-beau dans son exquise simplicité :
Bertrand et le vieux Pons avaient été invités par un noble lord qui 1q3 avait connus à Paris. Ils donnèrent des assauts, firent des
armes et eurent un immense succès. La veille de leur départ, Téminent personnage, donna un grand dîner en leur honneur et les plaça à ses côtés, les traitant comme ses amis. Au dessert, un garçon s'approcha de chacun des maîtres français à qui il remit un pli cacheté: Ce pli contenait un billet de mille francs.
Pons crut devoir prendre la parole, et s'adressant au noble amphytrion :
— Pardon, mylord, Bertrand et moi nous n'acceptons pas... Vous nous avez fait l'honneur de nous recevoir à votre table et de nous traiter en amis, laissez-nous cette illusion qu'un salaire viendrait détruire. — L'amphytrion n'insista pas.
liondres
Fbncing-club.
7, Cleveland Road, Saint- James Street à Londres.
C'est un cercle dans toute l'acception du mot; mais le cercle le plus hospitalier aux
ftï . LE DUEL
étrangers amateurs d*escrime que l'on puisse rencontrer. — Tireurs qui allez à Londres, ne craignez pas de vous y présenter, vous y serez accueillis avec la plus parfaite courtoisie.
Le leader du Fencing londonnien est M. ScHAPMAN, tireur très-difficile, qui a maintes fois croisé le fer contre les plus renommés des champions parisiens, notamment contre le comte de Lindeman, baron Gourgaud, Robert aine, etc., c'^est la plus fine lame des trois royaumes. Autres tireurs ; MM. Forquahr, Thon. Metbuel, Berhing^etc.
Les officiers du magnifique régiment de Horses-Guards, fréquentent assidûment le Cercle.
Les professeurs sont deux Français : Simon et Richard.
ITAEJE
Les Italiens ont été en Europe les initiateurs de la science de l'escrime.
Ce sont eux qui les premiers ont coordonné,
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réglé, soumis à des principes l'art de Tépée abandonné au seul caprice individuel. Jusqu'au xvu^ siècle, la lumière vient de chez eux ; leurs maîtres sont justement rwommés et leurs académies tiennent le premier rang; Détail même assez caractéristique, le seul véritable code d'honneur du duel à Tépée qui ait été publié et a eu force de loi, est dû à un Italien du nom de Mutio, qui vécut, croyonsnous, au commencement du xvu* siècle.
Les Italiens ont conservé leur jeu d'autrefois. Ils attaquent toujours dans la ligne basse par soubresauts, bonds, et sont des tireurs très-difQciles.
IVaples
Ce n'est pas seulement la ville au doux climat, aux lazaroni, et aux pittoresques pêcheurs, c'est aussi la protectrice des arts et et des nobles exercices du sport. Au temps de la cour de François II, il y avait à Naples un clan de gentilshopimes passionnés pour l'es-
crime, le tir, Téquitation. Quelqnes-uasd^ntre eux sont restés Tîgilants gardiens de ces traditions d'élégance et de haute vie.
A letf r tête mairohe ie prince SA'ftnANo Vi- LANomia, ie très-syi&patbi<iue Président et instigateur de l'Exposition 1nt6rnaltiona(l6 à(rttistique du 28 avril do la présente année.
Le prince est très-connu comme sportsmran tant À Paris qu'à Vienne efteto Angleterre.
A Paris, il fait du tir au commandement chez Gastinne-Renette ; à Vienne, il joue du sabre chez le maître le plus renommé; en Angleterre il rappelle qu'il a été jadis un des meiUeurs élèves du célèbre maître français Grisier.
Grâce à cet illustre patronage, l'École d'escrime napolitaine jouit toujours d'un renom mérité. Nous citerons :
Lb Pbtit Cbrclb.— Situé vis-à-vis le théâtre Saint-Charles.
Ce cercle possède une jolie salle d'armes, bien fréquentée, coquette et agencée, où Ton pratique beaucoup le sabre^
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La salle du marquis bel Puso. — La salle la plus en renom de Naples, tenue par un gentilhomme ayant éprouvé des revers de fortune. Très-bien tenue, bon enseignement, clientèle aristocratique, réputée très-hospitalière pour les étrangers.
Paris a vu quelques tireurs napolitains d'une force supérieure parmi lesquels :
Le générai^sco, aujourd'hui un Parisien.
Le général, étant lieutenant, eût le rare mérite de battre le célèbre professeur Gomard, de passage à Naples. Fort lié avec le prince de Yillafranca et le baron de Bazancourt, il est resté fidèle tant à sa foi politique qu'au culte de Tépée, qu'il tire encore avec un entrain juvénil, malgré sa grosse moustache blanche, lorsque les oreilles lui tintent trop désagréablement.
Le baf on OiosBppE, autre tireur napolitain, jeune encore, a remporté plusieurs succès dans les cercles et salles d'armes de Paris.
Florenee
Le 12 décombre 1876, a été fondé à Florence un Cercle d*escrime, qui a beaucoup de vogue.
Il a pour président le baron Turillo san Malato et pour principaux membres MM. Mi chelozzi, Genovi, de Marlino, Canour et le prince Napoléon.
Rome
Cercle militaire, situé palais Bennini au Corso, nM5l.
Ce Cercle, ouvert le 4 juin 1876, possède des salles de conférences, de conversation, de lecture^ une bibliothèque avec les principales publications italiennes et étrangères.
La Salle d'armes a une grande réputation et est suivie par l'élite de Tarroée italienne.