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SCÈNE II

MERCADET, m moment seul, puis JUSTIN.

MERCADET

Avoir ses gens pour soi, c'est comme si un ministre avait la presse à lui! Heureusement que les miens ont leurs gages à perdre. ÎTout repose maintenant sur la douteuse amitié de Verdelin, un homme dont la fortune est mon ouvragel Mais se plaindre de l'ingratitude des hommes, autant vouloir être le Luther du cœur. Dès qu'un homme a quarante ans, il doit savoir que le monde est peuplé d'ingrats!... Par exemple, je ne sais pas où sont les bienfaiteurs... Verdelin et moi, nous nous estimons très-bien. Lui me doit de la reconnaissance, moi, je lui dois de l'argent, et nous ne nous pavons

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