‹ Le FaiseurChapitre 56 sur 147 · ACTE II. SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE IX

MERCADET

Très grands...

JULIE

Qui s'aiment comme on s'aime de leur temps, d'une passion vraie, pure, durable, parce qu'elle est appuyée sur la connaissance du caractère, sur la certitude d'une mutuelle ardeur à combattre les difficultés de la vie; enfin deux enfants qui vous aimeront bien.

mina h d (à Mercadet).

Quel ange!...

mercadet (à part).

Je vais t'en donner de l'ange! (A sa fille.) Tais-toi, ma fille. [A Minard.) Ainsi, Monsieur, vous adorez Julie. Elle est charmante , elle a de l'âme, de l'esprit, du cœur. Enfiu, c'est la beauté comme vous l'entendez, elle est la perfection rêvée...

MINARD

Ahl vous me comprenez donc!...

MEKCADKT.

Un ange qui tient néanmoins un peu à la matière...

MINARD

. Pour mon bonheur!...

MERCADET

Vous l'aimez sans aucune arrière-penscc?

MINARD

Aucune.

JULIE

Que vous ai-je dit?

mercadet. (Il les prend par les mains et les attire à lui.)

Heureux enfants! Vous vous aimez donc?... Quel joli roman!... (A Minard.) Vous la voulez pour femme?...

MINARD

Oui, Monsieur.

MERCADET

Malgré tous les obstacles?

Je suis venu pour les vaincre.

MERCADET

Rien ne vous découragera?

MiNARD.

Rien.

JULIE

Ne vous ai-je pas dit qu'il m'aimait?

MERCADET

Cela y ressemble! Où trouver un plus beauspec-

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