‹ Le farfadet operacomique en un acteChapitre 9 sur 22 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

BABET

Que ta peur est irabécille !

Cette porte, sans bouger,

Etait sage et bien tranquille;

A quoi donc vas-tu songer?

BASTIEÿ. ,

Oui vraiment, ma tête est folle;

C'est la peur qui me poursuit;

Mais pourtant, sur ma parole,

Cette porte a fait du bruit.

BABET

C’est le vent.

BASTIEN. - •

Oui, peut-être.

BABET

Qui battait...

La fenêtre.

BABET

C'est le vent.

BASTIEN

Sûrement.

BABET

C’est le vent.

BASTIEN. '

C’est le vent.

(Ils posent leurs flambeaux mr la table, et Daslien suspend sa casaque et son chapeau au madrier de la meule, de façon a représenter un épouvanlail de jardin pour les oiseaux.) ENSEMBLE, se tenant sous le bras ,

Pouitant il me semble Qu’on est plus content fie rester ensemble Pour causer gatmcnt.

Et, pour nons distraire,

Voyons, en amis,

Voyons à nons faire Des contes jolis.

BABET, le quittant brusquement .

Non ! je suis trop bonne !

Tu n’es qu’un trompeur !

BASTIEN, doucereusement.

Pourquoi, ma mignonne, '

Cet accès d’humeur ?

BABET

Tu n’es qu’un trompeur !

BASTIEN

Pourquoi cette huméur?

BABET

Mais bientôt Laurcttc Saura me venger.

BASTIEN

Tu la crois coquette?

BABBT.

Tu vas enrager.

BASTIEN

Je vois ton adresse,

Ton jaloux chagrin.

• - BABET

Toute sa tendresse Est pour Marcelin.

BASTIEN

Ton cousin?

Mon cousin.

BASTIEN

Un galant trépassé !

BABET

C’est égal, elle l’aime.

BASTIEN

El qui t’a dit cela?

BABET

Pardi ! c’est elle-même.

BASTIEN

Autrefois ?

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