‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 114 sur 151 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

MARGIT Aujourd'hui, tu nous emportes à travers un Paris que nous ne soupçonnions pas.

Mon.

MARGIl

Tu ne nou.s laisies seulement pas le temps (le lire les écriteaux des rues, dont les noms d'ailleurs ne nous diraient sans doute pas grand'chose. Tout d"uncoup, tu abordes une pente formidable, tu restes en panne, et (juand nous nous demandons avec quelque inquiétude ce que nous allons bien pouvoir devenir . tu mets à notre disposition un.,, garaye... fleuri.., Sérieusemenl, mon Donatien, où sommesnous ? Chez toi ?

DONATIEN

Chez toi. {V.Wc rit,) En vertu de la loi qui veut que n'importe où il plaît au mari de résider, là soit le domicile conjugal.

Qu'est-ce que tu chantes?

DONATIEN

Ma voiture est restée en panne au pied des Buttes-Chaumont. Nous sommes à Ménilmontant, dans la maison de ton mari. (De nouveau Margit et Eddy se regardent. Donatien poursuit, sans faire mine de s'apercevoir de rien.) Dis donc, elle est... elle est galante... Ne serait-ce point une... petite maison dans le goût du dix-huitième ?

MARGIT, avec humeur.

Pourquoi m'as-tu amenée ici ?

DONATIEN

Pour te faire plaisir. Tu ne parlais naguère que de cette petite maison. C'est toi-même qui m'en as révélé l'existence et qui m'en as fait connaître l'adresse.

MARGIT

Cette plaisanterie est stupide ! Si nous Tavions trouvé là ?

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