‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 115 sur 151 · SCÈNE VII MARGIT, EDDY · texte numérisé non relu

SCÈNE VII MARGIT, EDDY

Ils no bougent pas. Ils se taisent longtemps. Puis Kdcly s'approche de Margit. Elle tressaille. Son visage exprime à la fois l'ardent désir et l'angoisse do co qu'elle pressent.

i:dl>Y Nous sommes seuls.

Ce n'est pas la première fois.

EDDY

Vous trouvez?... Eh bien, si l'intimité qu'on nous permet ensemble vous suffit, vous êtes moins difficile que moi. Je suis las d'une camaraderie publique et sans

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secrets... (Un temps.) Quelle parole avonsnous dite, qui ne soit tombée dans d'autres oreilles?... Que nous est-il arrivé d'un ])eu... marquant, d'un peu... historique... ([ui ne nous soit arrivé devant une î^alerio ?... Je n'ai seulement pas réussi à me casser la tête en votre honneur sans autre témoin que vous... Quand vous vous êtes trouvée mal de l'émotion cjue je vous avais causée, toute la famille était là...

.Vprès, cjuand j'ai pu, pour la première fois, vous Iniiser la main avec un peu plus de tendresse (jue de coutume, votre neveu Ilélion est entré, il nous a vus...

Oui...

i:di)Y

Si les autres nous laissent la paix, c'est Donatien cjui s'interpose... et qui joue son ])etitjeu... (jui consiste à nous rapprocher sans avoir l'air de rien... à nous bloquer dans les coins... à nous susciter des tentations...

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