MARGE
Oh! oui!
EUUÏ, ébloui.
Margit!...
M.VRGir
Oui. je vous aime, je vous aime... C'est pour ça que j 'ai peur. . . Je suis au bord de mon désir, j'ai le vertige... Je vous aime, nous sommes seuls, je suis à votre merci.
Ah! mon Dieu! quel bonheur !.,. Je vous en prie... taisez-vous un peu... taisez-
VOUS. . . ménagez-moi. . . (Il s'écarte. Il revient. Un silence.)
EDDY, câlinement.
Voyons... vous avez du mal?
MARGIT, après l'avoir regardé en silence avec une tendresse infinie,
C^est le cœur... (Elle porte les deux mains à sa poitrine.) On n'y résiste pas... Ces alternatives!... Quand nous sommes entrés ici . . . quand j 'ai su que nous y resterions. . . seuls... une heure... je ne me suis pas bien rendu compte, mais une espérance m'a traversée... oui, traversée, c'est le mot... comme un coup de couteau délicieux... Ah! nous nous sommes regardés!... J'ai senti que vous compreniez comme moi ce qui était... inévitable... Et puis Donatien nous a révélé où nous étions... Nous nous sommes regardés encore... et nous avons compris ce qui était... impossible... Et pourtant vous avez osé parler ! Dès les premiers mots, je vous voyais venir... Mon cœur chavirait...