‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 146 sur 151 · ACTE IV, SCENE III 25g · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III 25g

pour les libraires qui exposeront sa photographie, elle restera la princesse d'Entragues malgré la loi et malgré vous.

LE PRINCE

C'est navrant, mais je n'y peux rien...

Non, mais c'est inouï, ma pauvre mère...

de quoi venez-vous me parler, enfin ? Estce que vous croyez que je peux tenir compte de toutes ces bêtises-là?... Vous ne voyez donc pas dans quel état je suis ?.., Vous ne pensez donc pas que cet homme est là?... Oui, Margit est retenue en bas pour la répétition, c'est possible, mais enfin il est là, lui, il est là ! Ça ne peut pas durer !

LA DUCHESSE, gravement.

Vous avez raison , mon fils. Je vous tiens un langage qui n'est digne ni de vous ni de moi , et les considérations que je vous fais valoir ne peuvent pas entrer en ligne de compte. Mais il en est d'autres que je dois vous dire, et que vous devez

26o LE FAUBOURG

écouter avec patience, avec sang-froid...

LE PRINCE, hors de lui.

Ah!

LA DUCHESSE

Avec sang-froid, même dans une telle extrémité... Vous pouvez négliger l'opinion, soit : ce n'est pas vis-à-vis du public que vous êtes responsable de votre femme.

Mais c'est vis-à-vis de votre femme ellemême, car vous Tavez prise, c'est vis-àvis de vous, car vous vous êtes engagé à elle, c'est vis-à-vis de Dieu, car il vous a liés. Est-ce que vous. n'avez jamais pensé à cela ?

LE PRINCE

Mais oui, j'y ai pensé !... Je lui ai dit à elle-même... je lui ai dit tout ça... le jour... où je l'ai surprise... et où quand même j'ai voulu la garder... J'ai dit ça... parbleu ! parce que... je rougissais probablement... de n'obéir qu'à un instinct...

de jalousie... de propriété... et que je vou-

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