‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 38 sur 151 · ACTE I, SCÈNE VU · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VU

rant et le sentiment de son devoir social.

La platitude de notre vie moderne lui répugnait. II a secoué sur notre sol natal la poussière...

LENNES

Vous exagérez. Ce n'est pas ça du tout.

LA ilAKQCISE

Comment?

DESCKESNES

La vérité est beaucoup plus simple et moins glorieuse. La vérité est que je faisais énormément de bêtises à Paris. J'avais mangé à peu près tout ce que je possédais en propre, et mon père me coupait les vivres ? Que faire ? Je ne me sentais bon absolument à rien? Alors je me suis rappelé que, du temps où j'étais écolier, tous les ans, à toutes les distributions de prix, on nous répétait : « Colonisez, mes enfants, colonisez, explorez... allez-vousen. 1) Je suis parti.

LA COMTESSE DE PRÉGILBEkT

Comme cela doit être intéressant !

DESCRENNES

Pas du tout. J'ai complètement perdu mon temps. Mon Dieu! j'adore le cheval, la chasse, je suis très casse-cou, j'ai eu le plaisir de risquer ma vie plusieurs fois.

Mais pas une minute je n'ai pu me persuader que j'accomplisse une œuvre utile à mon pays. Et puis^ voilà quelques semaines, j'ai été pris de nostalgie, et je suis revenu.

LA COMTESSE EPERJES

Mais vous repartirez?

DESCRENNES

Probablement... Cependant... il m'a poussé une idée tout d'un coup, durant le trajet de Marseille à Paris. Nous sommes à six mois des élections. Si je me lançais dans la politique?

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