LA COMTESSE KI'EKJE
Ma chère, je mets à part de ma religion tout ce qui a trait à mon mari, au mariage et, en général, aux hommes.
MADEMOISELLE DE TOUkXUS
Mais je vous trouve d'une férocité bien injuste pour ce pauvre comte Eperjes. En quoi vous gêne-t-il ? Vous ne vous aper-
cevez de son existence que par son grand nom, que vous portez, et par la grosse pension qu'il vous sert. Que diriez-vous si, pour devenir comtesse, vous en aviez été réduite à vous faire recevoir chanoinesse comme moi ?
LA COMTESSE EPKRJKS
Jamais je n'aurais pu m'y résoudre. Je trouve comique de se vouer au célibat, même provisoire, justement pour obtenir le droit d'être madame et titrée.
MADEMOISELLE DE TOCRNUS
Croyez-vous que je n'aimerais pas mieux un mari comme le vôtre, qui vous abandonne son hôtel de la rue Barbet-de-Jouy et son château de ïouraine, et qui vit toute l'année dans ses terres de Hongrie ou dans son hôtel de Budapest ?
LA COMTESSE EPEKJES
Vous oubliez que j'ai une fille, et qu'il m'en prive six mois par an !