‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 5 sur 151 · LA COMTESSE KI'EKJE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE KI'EKJE

Ma chère, je mets à part de ma religion tout ce qui a trait à mon mari, au mariage et, en général, aux hommes.

MADEMOISELLE DE TOUkXUS

Mais je vous trouve d'une férocité bien injuste pour ce pauvre comte Eperjes. En quoi vous gêne-t-il ? Vous ne vous aper-

cevez de son existence que par son grand nom, que vous portez, et par la grosse pension qu'il vous sert. Que diriez-vous si, pour devenir comtesse, vous en aviez été réduite à vous faire recevoir chanoinesse comme moi ?

LA COMTESSE EPKRJKS

Jamais je n'aurais pu m'y résoudre. Je trouve comique de se vouer au célibat, même provisoire, justement pour obtenir le droit d'être madame et titrée.

MADEMOISELLE DE TOCRNUS

Croyez-vous que je n'aimerais pas mieux un mari comme le vôtre, qui vous abandonne son hôtel de la rue Barbet-de-Jouy et son château de ïouraine, et qui vit toute l'année dans ses terres de Hongrie ou dans son hôtel de Budapest ?

LA COMTESSE EPEKJES

Vous oubliez que j'ai une fille, et qu'il m'en prive six mois par an !

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