ACTE TI, SCENE I lOI
mon frère et moi, et que, provisoirement, c'est-à-dire Dieu sait jusqu'à quand, nous demeurons tous ici. Par-<Jessus le marché, les Pontanevaux viennent de débarquer à Paris pour une quinzaine. Tu penses si nous sommes les uns sur les autres. Alors, cette pièce, qui se trouve communiquer avec tous nos appartements, celui d'Aimery. le mien, la salle d'étude de mon neveu, mon petit Hélion... (il dtsiscne les piirtes à mesure.) cette pièce est devenue un peu la pièce commune, passante, banale, des tragédies antiques.
D'ESC KENXES
Ah?
Nous devons terriblement gêner ma mère, lille ne se plaint pas, elle est si bonne ! Et puis elle a toujours sa matinée.
On se lève si tard, sauf moi. Elle peut tenir à jour sa volumineuse correspondance, donner ses audiences... Ah ! quelle tète ! Quelle activité ! Mon cher, on n'ap-
I6i LE FAtrSCCRG
précre s» mère qae do jour où oa a aae fewrtïie.
Ce sont deoî affections qai ne »e contrarient pa<i.
évidemment, elles n'ont aacun rapport.
Qu'est-ce qui nous séduit chez notre femme ? C'est tout ce qu'elle nous offre de différent, de nouveau, d'inattendu... d'un (leu inquiétant quelquefois. Notre mère nous plaît parce qu'elle nous ressemble, qu'elle manque d'imprévu et que notre (•(pur a aussi besoin de sécurité.
Nr,«CKENNES
Oui... (Un ii'inpa.) Est-CG que tu t'e.s mis nussi il chérir tout le reste de ta famille, (liint tu disais naguère qu'elle vaut une coUcrtion ?