‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 55 sur 151 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

D'ESCKENNES, tiant.

Quoi ? Même la tante Prégilbert ? Même

LE PRINCE, avec humeur.

Donatien fréquente beaucoup ici. Il

m'est peu sympathique, j'en suis quitte ■ pour l'éviter. Il amuse Margit. Chacun son goût.

D'ESC RENNE s

Ah?...

LE !■ RINCE, reprenant.

Ma famille !.,. Je ne la connaissais seulement pas toute avant de me marier. Ainsi le fils de ma sœur, Hélion, c'est un petit être exquis, J"ai logé des années auprès de lui sans même le soupçonner. Maintenant, nous nous entendons très bien. Je lui tiens lieu de père, puisque le sien est toujours absent, et il me tient lieu du fils que je n'ai pas.

D-ESCRENNES

Il n'y a pas encore de temps perdu, tu en auras un.

Li; PRINCE

On ne sait jamais... Et puis, il n'aura pas tout de suite seize ans... Et puis, si j'en avais un, je ne .sais pas s'il serait autant moi que celui-là. Il tiendrait aussi de sa mère, naturellement... Hélion, c'est moi.

t'"i)fure-toi, j'ai découvert que ce petit bonhomme, qu'on a mis sous la coupe de .M. I lavin, est aussi indépendant que moi alors, tu comprends, je m'en mêle, je lui inculque les mauvais principes. Je n'a:

l'air de rien, mais je prends autorité sur lui... Je m'occupe de lui toute la journée.

Ah ! (,a met un lier intérêt dans ma vie !

Oui, je vois (jue tu ;is beaucoup d'intérêts divers dans la vie ; ta mère, ton neveu... et ta femme. Tu n'as pas le temps de l'ennuyer.

LE l'KLSCi:, ijaiment.

Ma foi ! non.

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