‹ Le Faubourg Saint-HonoréChapitre 9 sur 20 · Un bille · texte numérisé non relu

Un bille

signé du roi et de la reine autorisait Fersen à se faire remettre, après ur appartenait et qu'ils avaient confié à l'ambassadeur. » ‘ersen (Bulletin de la Société archéologique des Ville et X VIe arron-

décembre 1790 «

à Jean Louis Sellie

63 ans, car-

rossier, demeurant rue de la Planche, faubourg Saint-Germain, et payé 5944 livres ». G. Cain, Le long des rues, p. 8.

3. G. Lenôtre, Le dernier voyage d'un roi de France (Les Lectures pour tous, p. 397, je année, je livraison)

4. G. Lenôtre, déjà cité. Cet étr é « amant de la reine ». Varennes, pièce historique en 6 tableaux de H. Lavedan et G. Lenôtre, rep au théà Sarah-Bernarhdt, le 23 avril 1904. Mme de Rochereul, jalouse de l'affection de Fersen pour la reine, fait échouer l’entrepri

S. PierreRain, Comment on fait un roi (Revue des Français, p. 54).

ager aurait

CA

« Au passant indifférent elle ne dit rien, sinon la grâce abolie d'un siècle passé, cette façade du n° 17 de la rue Matignon. Noble et légèr.

, elle conserve ce grand air un peu dédaigneux des anciennes demeures seigneuriales, honteuses, pourrait-on croire, de survivre au naguère de leur splendeur‘. » L'entrée s'ouvre sur le côté opposé au jardin (pl. 31). De la cour, on pénètre dans le vestibule où l'on remarque

lier à cause de son joli départ de rampe*; puis dans un charmant petit salon circulaire, dont la photographie est donnée par la planche 33, glace en trumeau de cheminée, glace en vis-à-vis ouvrant des perspectives, glace des portes reflétant la lumière et faisant, lorsque ces portes tournent sur leurs gonds, défiler les deux tiers de la rotonde aux yeux des occupants. Comme décor, une harmonie de lignes, d’ornements, de tons sur les bois lafond ou le plancher. Pour quelques sculptures, le choix du pavot est as

ries, le

ez singulier,

Le cabinet attenant renferme une cheminée aux cadres de

perles dont le relief pre

senté à grande échelle témoigne du

jeu que fut pour le sculpteur le groupement des quatre Amours préparant leurs armes (pl. 34).

Le visiteur passe ensuite dans le grand salon de l'appartement qu'occupe M. le vicomte Foy (pl. 35). Très belle pièce meublée av

c goût et qui servirait à bon droit de fond pour répéter une scène du complot préparé par Fersen pour l'exode de la famille royale. La corniche, en sus des modillons assez fréquemment employés dans cette partie d'appartement, est

rattachée aux parements des murs par une ligne d’oves Tappelée au linteau des portes

; celles-ci, avec deux panneaux par vantail, constituent une sorte d'unité dans l’ensemble, si l’on s'arrête, surtout, aux consoles de l’entablement décorées de feuilles de chêne. Le lustre et les appliques à cinq bougies

complètent la richesse du décor de ce salon vraiment un autre âge.

La salle à manger située en retouret donnant sur la rucest décorée de boiseries aux feuillages souples, aux fleurs détachées et aux rubans noués avec art (pl. 34 et 36).

À l'étage supérieur, un salon : « la chambre du chevalier » — on devine dequi l’on parle ici — et un petit cabinet en rotonde, reproduit planche 37, continuent la suite des boiseries de prix de l’hôtel Fersen.

Dès juin 1914, M la marquise de Laguiche a bien voulu nous remettre une lettre de présentation pour Me Constantin, notaire; ce très aimable mot d'introduction nous a permis d'obtenir d’utiles renseignements pour cette notice. Quant aux planches, c'est à la bienveillante autorisation de M. le vicomte Foy qu'est due la collection que nous présentons ici. À Mme de Laguiche, propriétaire, et à M. le vicomte Foy,

ui évoque

occupant l'hôtel, nous adressons nos remerciements sincères.

HOTEL DE CHASTENOYE

120, rue du Faubourg-Saint-Honoré (anc' 114 el 116)

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