‹ Le Faust de Christophe-MarloweChapitre 21 sur 43 · UNE SALLE DE BANQUET · texte numérisé non relu

UNE SALLE DE BANQUET

La musique joue, Untffs qu'on dresse le banquet Quand il est préparé, Faust et Mepbostopbilis entrent sous leur costume ordinaire.

MEPHOSTOPHILTS.

Allons! Faust, apprôte-loi à rire; les cardinaux, tout somnolents encore, arrivent pour juger Bruno que nous avons dépéché d*ici et qui, sur un coursier superbe, aussi rapide que la pensée, vole au-dessus des Alpes vers la féconde Germanie pour aller saluer Fempçreur inquiet.

* FAUST

Le pape va bien les maudire pour cette sieste qui a fait évanouir en rêve Bruno et sa couronne. Mais maintenant, pour que Faust se distraie l'esprit et s'amuse de leur bêtise, enchante-moi céans, mon doux Mephostophilis, de façon que je puisse m'approcher d'eux tous invisible, et faire tout ce que je voudrai, sans être aperçu.

MEPHOSTOPHILIS.

Oui, Faust; agenouille-toi donc tout de suite, pendant que je mets ma main sur ta tête et que je t'enchante

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avec cette baguette magique. Porte, ïabord, cette ceinture, puis tu seras invisible pour tous ceux qui sont ici. Que les sept planètes, la région de tristesse, Tenfer et la chevelure fourchue des furies,vet le feu bleu de Pluton, et Farbre d'Hécate t'entourent à ce point de leur charme magique, que nul œil ne puisse voir ton corps. Maintenant, Faust, en dépit de toute leur sainteté, quoi que tu fasses, tu seras inaperçu.

FAUST

Merci, Mephôstophilis. Maintenant, mes frères, prenez garde que Faust ne fasse saigner vos crânea tonsurés.

MEPHOSTOPHILIS.

Plus un mot, Faust, voici venir les cardinaux.

Entrent le pape et les seigneurs de sa cour; puis les cardinaux

portant un livre.

LE PAPE

Soyez les bienvenus, seigneurs cardinaux. Allons, asseyez-vous. Seigneur Raymond, prenez votre siège; servez-nous, mes frères ; et veillez i ce que tout soit préparé comme il convient à ce festival solennel.

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