LES DEUX CARDINAUX
Par saint Paul, nous n'avons vu ni l'un ni l'autre !
FAUST. 133
-LE PAPE
Par saint Pierre, vous allez mourir, si vous ne les restituez pas immédiatement! — Qu'on les traîne en prison et qu'on charge leurs membres de chaînes. — Prélats imposteurs, pour cette odieuse trahison, que vos âmes maudites soient vouées à la misère infernale ! .
On emmène les cardinaux.
FAUST
Les voilà en lieu sûr. Maintenant, Faust, à table. Le pape n'aura jamais eu un plus joyeux convive.
LE PAPE
Seigneur archevêque de Reims, asseyez-vous avec nous.
l'archevêque de REIMS.
Je remercie Votre Sainteté.
FAUST
Va! sers-toi! le diable t'étouffe, s'il te reste rien.
LE PAPE
Qui a parlé? Mes frères, cherchez partout. — Seigneur Raymond, servez-vous, je vous prie. — Je se-
rais obligé à Févêque de Milan de m'offrir de cette merveille.
FAUST prenant le plat que passe l'évêque.
Merci, monsieur.
LE PAPE
Eh bien! qui donc m'a enlevé le plat? — Drôles! pourquoi ne m'avertissez-vous pas? — Mon bon seigneur Tarchevêqoe, voici un mets exquis qui m'a été envoyé par un cardinal de France.
FAUST prenant le plat.
n sera aussi pour moi.
LE PAPE
Quels sont donc les huguenots qui nous assistent, pour que nous soyons aussi indignement servis? — Qu'on m'apporte du vin.
FAUST
Oui, je vous en prie, car Faust a le gosier sec.
LE PAPE au roi de Hongrie.
Seigneur Raymond, je bois à Votre Grâce.
FAUST prenant le verre du papow
A la santé de Votre Grâce.
FAU$T. 435
LE PAPE
Comment! mon vin parti aussi l — Cherchez donc partout/lourdauds, et trouvez-moi Thomme qui fait ces vilaines plaisanteries ; sinon , par notre sainteté, vous mourrez tous. Je vous demande pardon, messeigneurs, de cet ennuyeux repas.