CHOEUR DES ANGES
Ardente extase !
Celui qu'enlin Ton souffle embrase Se sent divin.
Tous en phalanges Montez vers Dieu !
Que vos louanges Brûlent du ieu D'un saint déiir.:» !
Le ciel est bleu, L'àme respire !
(Ils s'élèvent emportant la partie immoi-lellc de Faust.)
Méphistophélès, regardant autour de lui. Là! comment? où sont-ils passés? Race d'enfants, tu m'as dupé ! Us s'envolent vers le ciel avec leur proie. Voilà donc ce qui les affriandait autour dé celte fosse. Un grand
riiO FAUST.
trésor, un trésor unique m'est ravi. L'âme sublime qui s'était liée à moi, ils me l'ont traîtreusement soufflée. A qui me plaindre, maintenant? qui me rendra mon bien? Ils t'ont trompé dans tes vieux jours, mais aussi conviens que tu méritais l'accident qui t'arrive. J'ai agi comme un maître sot, et perdu bonteusement ma peine. Un désir vulgaire, une absurde amourette prendre ainsi le diable bardé de poix! et qu'avec tant d'expérience un compère de mon espèce donne dans de pareils enfantillages! en vérité^ cela peut s'appeler finir par une bonne folie.