‹ Le Faust de GoetheChapitre 145 sur 166 · DEUXIÈME PARTIE. 34'J · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 34'J

Qui, du repentir généreux.

Augmentes encor les richesses ; Sainte patronne, accorde ici A cette âme douce et ployée, Qui s'est une fois oubliée Sans croire qu'elle avait failli ; Accorde un pardon infini!

UNA POENiTENTiUM, autrefois nommée gretchkn, s'humiliant.

Daigne, ô glorieuse, Vers moi bienheureuse, Tourner ton front propice eu ce beau jour ! Celui que j'aimai sur la terre, Libre de toute peine amère. Est de retour.

LES ENFANTS BIENHEUREUX, s'approchaut en légers tourbillons.

En vertu surnaturelle Il nous passe tous déjà.

Sans doute de notre zèle.

En frère digne et fidèle.

Il nous récompensera.

Certes, nous pouvons le dire.

Aux chœurs du terrestre empire Bientôt nous fûmes ravis; Il a, lui, beaucoup appris.

Il va nous instruire.

LA PÉCHERESSE, nommée autrefois gretchen.

Entouré du chœur des Esprits, Le Novice heureux croit qu'il rêve.

Dans l'Ether, il monte, il s'élève ; Il entre à peine au paradis.

Et déjà ressemble aux Archanges.

Comme de ses terrestres langes Il se dépouille peu à peu!

Comme en sa jeunesse première.

Il vient d'apparaître au milieu De son vêtement de lumière!

Oh! laisse-moi, céleste Mère, L'instruire dans le pur amour,

sept ans dans la plus âpre solitude, s'infligeant d'affreuses péuileuces, et pénétrant le sens des saintes Ecritures par l'inspiration divine.

Par ce terrible repentir

Qui dura, profond et sincère.

Quarante ans sans se démentir.

C'est là que saint Zosime la rencontre. Elle le supplie de ne découvrir sa retraite à qui que ce soit au monde, et de la venir visiter tous les ans. Un jour que le saint homme était assis sur les bords du Jourdain et pensait à se rendre auprès d'elle, il la vit venir à lui portée sur les eaux. Trois ans après, Zosime étant allé dans le désert, il la (rouva morte, et lut enfin sur le sable son nom, qu'elle n'avait jamais voulu lui dire pendant la vie.

Par cet adieu que sur la terre J'écrivis avant de partir.

Alors il commença de l'ensevelir. Mais la terre était dure, et ses pauvres forces allaient l'aban-

oaU FAUST.

Car le rayon du nouveau jour Eblouit déjà sa paupière !

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