‹ Le Faust de GoetheChapitre 157 sur 166 · SUR LE PINACLE DU BROCKEN · texte numérisé non relu

SUR LE PINACLE DU BROCKEN

Satan sur son trône. Peuple immense à l'cntour. Faust et Mépliîstophélcs dans le cercle le plus

proche.

SATAN, parlant du haut de son trône.

A droite les boucs !

A gauche les chèvres!

Les chèvres.

Les boucs.

Et quoique les boucs

Cependant la chèvre Ne peut se passer du bouc.

Dans une onction profonde Honorez tous le Seigneur ; Il instruit les peuples du monde.

Et les instruit de grand cœur.

Ecoutez sa voix dans l'espace,

Il vous montre la trace De la vie en sa profondeur, Et de de la nature. 0 bonheur!

SATAN, tourné à droite.

Deux choses vous sont réparties.

Splendides, grandes, infinies,

Double trésor précieux.

L'or sonore, l'or qui brille ;

L'une procure, l'autre pille.

Heureux Qui les possède toutes deux !

Que dit notre maître auguste ?

Je suis loin, et n'ai pas toujours.

Toujours bien compris au juste Son magnifique discours ; Je n'ai rien d'aventure Saisi de ses paroles d'or ; La trace m'est pourtant obscure, Je ne vois pas la vie encor De la profonde nature.

SATAN, tourne à gauche.

Deux choses splendides pour vous, Deux choses sans prix, l'or qui hrille

C'est pourquoi sachez tous Rassasier d'or vos femmes.

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