‹ Le Faust de GoetheChapitre 164 sur 166 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

ne comprend guère que ce qui le flatte. Parle, avec les dévots, des récompenses de la vertu ; parle avec Ixion, du nuage; avec les rois, de la majesté de la personne; parle avec le peuple égalité et liberté.

Faust. Cette l'ois encore tu ne m'en imposes pas avec ta profonde rage acharnée à détruire, ton œil de tigre et ta face puissante ; sache-le donc, si tu ne l'as jamais entendu : L'humanité a l'ouïe fine; une parole pure inspire de belles actions; l'homme ne sent que trop ce qui lui manque, et se rend volontiers aux conseils sérieux. Avec ce point de vue je me sépare de toi, je reviens bientôt, et triomphant.

Méphistophélès. Oui, va, avec tes belles facultés ! Je me réjouis de voir un fou se tourmenter pour d'autres fous. Il n'y en a pas un qui ne croie avoir en soi sa part suffisante de sagesse; ils sentent plutôt quand l'argent leur manque.

Méphistophélès. La chose qui vous préoccupe et vous travaille est insipide d'ordinaire. Par exemple, notre pain quotidien n'est pas ce qu'il y a de plus délicat; est-il aussi rien de plus insipide que la mort, et rien de plus commun?

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