‹ Le Faust de GoetheChapitre 38 sur 166 · REMPARTS · texte numérisé non relu

REMPARTS

Dans le ci-eux de la muraille, une pieuse iman:c de la Mater Dolorosa ; des (leurs devant,

MÀnCUERITË.

(Elle met des Heurs nouvelles dans les pots.) 0 daigne, daigne,

108 KAUST.

Mère dont le r(fiiii' saigne, Pencher ton front vers ma douleur !

L'épce au cœur, L'âme chagrine, Tu vois ton iils mourir sur la colline.

Ton l'cgard cherche le ciel.

Tu lances vers l'Eternel Des soupirs pour sa misère, Pour la tienne aussi, pauvre mère !

Qui sentira jamais L'affreux excès De la douleur qui me déchire ?

Ce ([ue mon cœur a de regrets.

Ce qu'il craint et ce qu'il désire, Toi seule, toi seule le sais.

En quelque endroit que j'aille, Un mal cruel travaille Mon sein tout en émoi.

Je suis seule à cette heure, •le pleure, pleure, pleure, Mon cœur se hrise en moi.

Quand l'auhe allait paraître, En te cueillant ces Ocurs, J'arrosai de mes pleurs Les pots de nia fenêtre.

Et le premier rayon Du soleil m'a surprise, Sur mon séant assise, Dans mon affliction.

Ah! sauve-moi de la mort, de l'affront! Daigne, daigne. Toi dont le cœur saigne.

Vers ma douleur penclier ton divin front.

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