‹ Le Faust de GoetheChapitre 69 sur 166 · UNE MÈRE ET SA FILLE · texte numérisé non relu

UNE MÈRE ET SA FILLE

La mère. Pe'ite, quand tu vins au monde, je te mis un frais bonnet; tu étais si gentille de visage, si délicate de corps ! je rêvai aussitôt pour toi un fiancé, je te voyais fiancée au plus riche, je te rêvais sa femme.

Ah! que d'années se sont écoulées sans résultat! La troupe variée des époux s'est enfuie rapidement; avec l'un tu dansais d'un pied alerte; à l'autre tu donnais en secret un coup de coude.

Nous avions beau inventer des fêtes, c'était inutile, les jeux innocents restaient sans effet. Aujourd'hui les fous sont lâchés, ma mie; ouvre ton giron, quelqu'un pourra s'y prendre.

(Des compagnes , jeunes et jolies, se rassemblent et se mettent à babiller.)

Page 1