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puissant (m malheureux, ne t'aurait jamais pardonné d'accepter le mien. £t toi, que les plus illustres familles sapaient fières d'adopter, toi que j'aurais voulu parer de^ tous les titres que donne la gloire, tu rougirais dQ ttom de ton époux I... et c'est moi qui t'exposerais à tant d'humiliation.*. Ahl mon amour devait t'en défendre: j0 le sens, la fierté qui me fait dédaigner un injust* mépris succomberait au tourment de Vea voirsouffirir. » En vain je me suis flatté que le sang versé pour II pairie pouvait laver les taches imprimées sur un froni inxu^cent. J'entendais vanter les lumières du siècle; j« croyais qu'être éclairé^ c'est ètf ajuste: l'expérience i tarop tôt dissipé mon erreur. Si les lois semblent M ]Mrol4geryla société ne laisse aucun' refuge au malheureux héritier d'un nom proscriL C'est le paria dofit Taspect est un. malheur, ei l'approche ujie souillure. Dans la haine qui le poursuit, il ne peut choisir qu'eii' im la honte ou la révolté. Décidé à mourir, je ravone, una mert brillante a plus d'une fois tenté mon orgueil: ee n'était pas une ambition vaine. Dans ces momeBU à% réviriutian, où le parti qui succombe n'attend pa^ Ihs qu'un chef audacieux pour reconquérir le pouvoifi le soldat ^ui se dévoue est certain d'entraîner à si «uite im fvand nombre de mécontents ; et, repousiî
LE FAUX FRÈRE ;8i»
delà classe où j'étais né, en horreur à tous ceux qui prononçaient mon nom, je pouvais le rendre redouté-» ble ; mais il fallait s^armer contre les Français, réveiller des factions qui avaient autrefois désolé mon ^pajn; 6t mon intérêt, celui de ma gloire peut-être, ont oédé i l'amour de la patrie. Ah ! si du moins cette ingrate patrie m'accordait un regret L ». mais je meura calomnié... je meurs, sans oser charger un ami de défendra ma mémoire. Toi seule, 6 Céline, et mon juge «t mon protecteur, conserves^moi dans ton cœur l'unique kieft que je regrette sur la terro. La voix d'un ange «t écouté du ciel ; obtiens-moi le pardon de ce ciel qo» l'irrite en avançant le terme de mes souffrances ; ob* tiens-moi, par tes prières, le bonheur de te revoir m jour : Dieu n'a pas allumé tant d'amour, dans une âme, pour l'éteindre avec la vie. Non 1 ce principe de toutes lat vertus, ce flambeau qui me montrait la divinité à travers ton image, il brille encore au delà du tombeau, et c'est lui qui me guidera vers toi dans les régions célestes. » Céline; je vais t'attendre. Ahl garde-moi toa amour, pour que la vie éternelle soit une récompense. »
Un autre écrit de Théobald fut remis i Marcel par le gardien de la prison : c'était le testament qui ren*
aSO LE FAUX FRÈBE
dait Léon héritier de toute la fortune eue p( «on ami. Ce généreux don passa bientôt à Nadège.;
Madame de Lormoy et son frère n'ont pas soi longtemps au malheur de Céline ; et Nadège, ui «on cher Léon^ est devenue la sœur et le soutira «ette infortunée. C'est elle qui la veille, et qui aa démence par les soins d'une tendresse inépuii
Le lendemain du jour où Ton rendit lea derniersi Toirs à Th^obald, on apprit qu'un ancien militaire; nait d'être tué par les soldats étrangers qui gardi une des portes de Bordeaux. Il s^était battu longt^i lui seul contre tous, et en avait déjà blessé moi ment plusieurs, lorsqu'enfin il était tombé, le percé d'un coup de baïonnette.
A cette nouvelle, Léon pâlit; une crainte siaj s'empara de son âme. Hélas I ce douloureux sou] fut bientôt conGrmé, car on.sijoutait que le vieux dat était mort en bénissant un nom;, autrefois mai par tant de victimes, et maintenant réhabilité parj malheur et la gloire. -