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déjà en 1860 par Kosler et fondent la théorie de la dégénérescence kystique des reins par suite d’un vice de développement, s'appuyant sur la coïncidence fréquente du rein polykystique avec d’autres malformations.
IIT. PÉRIODE CLINIQUE. — C’est vers 1880 que commence au point de vue clinique l’histoire du rein polykystique. Strübing, Pawlowsky, Wagner en font des études symptomatologiques.
Lejars consacre sa thèse (1888) au « Rein polykystique », résumant tous les travaux antérieurs et relatant un grand nombre d'observations.
Luzzatto (1900) fait un travail sur le même sujet.
Nous devons signaler les thèses bordelaises d'Aubry (1891), de Boudet (1904), la thèse lyonnaise de Carrez en 1901, la thèse parisienne de Jossan, en 1902, qui cite les cas, peu nombreux, où le diagnostic a pu être posé pendant la vie.
Certains chirurgiens, se rendant compte que les deux reins n'étaient pas forcément touchés, se sont demandés si cette affection ne relevait pas en certains cas du domaine de la chirurgie. Des reins polykystiques furent enlevés, soit par erreur, soit intentionnellement.
Dès 1873, Campbell diagnostique chez une malade de quarante-neuf ans un kyste de l'ovaire, il se trouve en regard d'un rein polykystique qu'il enlève et sa malade guérit.
Keeling en 1882, Maske en 1886, Thiriar en 1888, Monod en 1890, Pozzi en 1891 font avec succès la néphrectomie.
Au Congrès de Carthage (Tunis), Vitrac fait, en collaboration avec le professeur Lanelongue, une communication au sujet de deux cas de néphrectomie pour reins polykystiques avec guérison et indique dans quelles conditions on peut intervenir.
Dans le Traité de Le Dentu et Delbet, le professeur Albarran, en relatant les succès opératoires dans le gros rein polykystique, se demande si dans ces cas il s’agit d’une maladie kystique ou bien de cas de néphrite avec formation de kystes multiples.
Dans leur Traité des maladies du rein (1902), Albarran et