SCÈNE XII. . ij
le chevalier, par ois s anl rêver.
Les avis pourraient être partagés.
m. DE BRETENVILLE.
Us ne peuvent point l'être , je vous assure.
LE CHEVALIER
Il me semble avoir entendu décider. ...
m. de brétenville, l'interrompant* Non ; tous les avis se réunissent là-dessus , et j'ai l'honneur de vous assurer.... Ah! je suis au désespoir.
le chevalier* De quoi ?
M. DE BRÉTEHVILLEi
* Je crois que ce qui vient de m échapper est une espèce de démenti que je vous ai donné.
LE CHEVALIER
A moi?
le marquis, à M» de Brétenville* Comment ?
m. de brétenville, se levant, au chevalier.
Oui , monsieur , je vois bien que j'ai eu le malfleur de vjous donner un démenti.
Vous vous moquez, M. de Brétenville.
M. DE BRÉTENVILLE.
Pardonnez-moi, le démenti y est, {Montrant le chevalier, ) Toutes les excuses que je ppurrois faire à monsieur ne serqient pas suffisantes. Je suis dans
aoo LES ORIGINAUX.
le cas de lai en faire une réparation dans teg formes.
LE CBEVALIER,rt^rf.
Je n'avois pas compté sur celui-là.
le marquis, à M. de Brétenville.
Je vous dis , parbleu ! que vous rêvez, et. •<
M. de bïiétebtville, l'interrompant.
Non, ne me flattez point, de grâce! (Montrant te chevalier.) Monsieur étoit ami de feu mon père, et est, d'ailleurs , trop estimable pour que je manque à ce que je lui dois , et pour que je balance à lui en donner satisfaction. Il n'a qu'à avoir la bonté d'indiquer le lieu et le temps.
le chevalier, au marqua.
Puisque je suis offensé , je compte que monsfciit le marquis voudra bien me laisser faire ; et voici le lieu et le temps que je choisis.
( Il met l'épée à la main et tombe sur M. de Bré Unville, qui se met aussi en garde. )
LE MARQUIS
Je. ne souffrirai jamais une pareille incartade* Arrêtez donc : il y a de l'extravagance.
( Le chevalier et M. de Brétenville se battent pendant
quelque temps, jusqu'au moment ott le marquis
vient à bout de les séparer. ) m. de brétenville, après avoir remis son épee
' dans le fourreau.
Tout auroit pu se passer un peu pins dans les règles ; mais je crois que je viens de réparer suffisamment ma faute. Adieu, messieurs. Votre dici-
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•idn est donc qu'à la rigueur je ne suit point
obligé de lux faire aucun avantage.
( Le chevalier remet aussi son épée dans le fourreau » et il fait, ainsi que le marquis, un signe d'appro* bation dérisoire à M. de Brétenvitle. }